Le tribunal correctionnel de Paris a ouvert, ce lundi, un procès à huis clos contre le rappeur Doums, accusé de violences conjugales répétées sur l’actrice Adèle Exarchopoulos, son ancienne compagne.
Âgé de 33 ans, Mamadou Coulibaly, de son vrai nom, est pointé du doigt pour des agressions systématiques qui se seraient produites entre 2017 et 2025. L’actrice, qui a remporté deux César et avec qui il a eu un enfant, a subi des blessures entraînant une incapacité totale de travail de deux mois.
Les accusations sont graves : Doums aurait, entre autres, frappé l’actrice célèbre pour son rôle dans La vie d'Adèle, tiré ses cheveux, et même menacé de mort, comme l’a indiqué la présidente du tribunal au début de l'audience.
Adèle, vêtue de noir et accompagnée de son actuel partenaire, l’acteur François Civil, a assisté au procès qui s’est tenu en partie à huis clos pour garantir la dignité des deux parties en raison de leur notoriété. Seuls quelques proches de la comédienne étaient autorisés à rester dans la salle.
Présent à l’audience, Doums, habillé d'une chemise de lin blanche et d'un foulard, est en situation de récidive légale. Son casier montre déjà trois condamnations pour des actes à l’encontre d’Adèle, dont une pour violences conjugales et d'autres pour harcèlement par téléphone.
Récemment, en février, il a reçu une peine de huit mois de prison avec sursis pour avoir également exercé des violences sur une autre partenaire, lors d’un procès précédent lui aussi mené à huis clos.
Doums, ancien membre du collectif L'Entourage aux côtés d’artistes comme Alpha Wann et Nekfeu, jouit d'une certaine popularité, avec près de 480 000 auditeurs mensuels sur Spotify. Il a également collaboré avec l’artiste Népal sous le nom de 2Fingz.
Selon des experts du droit, ce cas rappelle l'importance de prendre en compte non seulement la notoriété des accusés et des victimes, mais également le besoin de préserver la confidentialité et la dignité des personnes impliquées dans ce type d'affaires, comme l’a noté le site Le Monde.







