La diminution des prix des carburants s'accélère après l'annonce d'un accord historique entre Washington et Téhéran. Le baril de Brent, qui avait atteint 94 dollars, a chuté à 83 dollars en une semaine, permettant au gazole de redescendre sous les 2 euros ce lundi 15 juin.
L'accord entre les Etats-Unis et l'Iran, visant à mettre fin à un conflit durable de plus de 100 jours, commence à avoir des répercussions significatives sur les coûts des carburants. Selon BFMTV, le prix du baril de Brent, référence du marché pétrolier, a connu une baisse marquée, passant de 94 dollars le 8 juin à 83 dollars ce lundi. Blandine Ruty, secrétaire générale du syndicat de l'industrie pétrolière française, explique que cette baisse fait suite à un regain de confiance ces dernières semaines malgré des annonces précédemment sans suite.
Ainsi, le prix du gazole a reculé pour atteindre 1,995 euros, un seuil sous lequel il n'était pas descendu depuis le 7 mars dernier.
Un retour à des prix plus bas reste incertain
Le président Emmanuel Macron a déclaré que le gouvernement veillera à ce que cette répercussion se fasse ressentir chez les consommateurs. Toutefois, Blandine Ruty tempère cette optimisation, faisant remarquer que la demande saisonnière, due aux vacances d'été, pourrait contrebalancer cette baisse.
Michel-Edouard Leclerc, président du comité stratégique des centres E. Leclerc, a souligné sur CNews et Europe 1 que pour une baisse durable des prix, la libération du détroit d'Ormuz serait essentielle. L'économiste Philippe Chalmin, pour sa part, a émis l'espoir, conditionnel à la signature d'un accord concrétisé d'ici le 19 juin et à la réouverture du détroit, de voir les prix revenir à ceux d'avant les conflits d'ici la fin de l'année.







