Depuis 2020, une escroquerie inquiétante s'est installée à Montpellier, provoquant l'indignation de plusieurs victimes. Des utilisateurs, face à un écran figé après avoir ouvert un mail malveillant, se sont retrouvés piégés par la société Wintech. Ces derniers, prétendant pouvoir réparer les ordinateurs bloqués, proposaient des services à des tarifs exorbitants, allant de 500 euros pour une intervention ponctuelle à 1800 euros pour un abonnement annuel.
Selon des informations rapportées par France 3, ce stratagème aurait conduit à 2200 réparations fictives, touchant au moins 884 victimes, pour un préjudice total dépassant le million d'euros. La police de Montpellier a rapidement réagi, procédant à l'arrestation d'individus impliqués dans cette arnaque, non seulement à Montpellier, mais également à Perpignan et Paris.
Lors du procès de 2024, un jeune homme aux cheveux roses, connu sous le pseudonyme de Centho, a été un témoin clé. En infiltrant le réseau criminel sous couvert d'une victime, il a révélé les pratiques des escrocs et utilisé leurs propres outils contre eux. Centho a exposé un vrai talent en informatique, prenant le contrôle des ordinateurs des escrocs tout en bloquant leurs communications. Son témoignage a joué un rôle déterminant pour confirmer l'étendue de l'escroquerie.
Le responsable principal du réseau, jugé par contumace, a été condamné à huit ans de prison avec une amende de 500 000 euros. Ses trois complices ont également été lourdement sanctionnés, écopant de peines de 5 à 6 ans de prison et d’amendes de 100 000 euros chacun. Selon une analyse de l'Union des consommateurs, ce type d'escroquerie profite de la vulnérabilité croissante des personnes face aux nouvelles technologies, soulignant l'urgence de renforcer la protection des internautes.







