Le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens a récemment révélé des chiffres préoccupants concernant la sécurité des professionnels de santé. Dans son bilan annuel publié le 4 juin, l'organisme a rapporté 468 agressions, affichant une légère baisse par rapport à 2024, mais les statistiques restent alarmantes.
En Occitanie, la région représente 7,9 % des agressions enregistrées en France, soit 34 cas en 2025. Cette région se classe derrière l’Auvergne-Rhône-Alpes (13,7 %), l’Île-de-France (13,5 %) et les Hauts-de-France, où le nombre d’incidents est particulièrement préoccupant.
Ce rapport souligne que la majorité des pharmaciens ne sont pas à l’abri de la colère de certains patients. Le Conseil met en avant des cas d’injures, de violences verbales, et de menaces, ainsi que des violences physiques qui continuent d’entraver le quotidien des employés en officine. Comme le précise un rapport de Midi Libre, les déclarations d'agressions ont atteint un niveau similaire à celui de 2023, avec une diminution de 12 % par rapport à l'année précédente.
Menaces de mort et violences verbales
Les causes des attaques contre les pharmaciens sont variées, allant du refus de délivrer des médicaments à l'impatience de certains patients, ainsi que des difficultés liées à la dispensation de substances contrôlées. Les statistiques montrent que 72,6 % des agressions se manifestent sous forme de violences verbales, tandis que 6,4 % concernent des agressions physiques et 4,9 % des menaces de mort, un chiffre en légère baisse comparativement à 2024.
Un incident marquant a eu lieu le 21 février dernier à Montpellier, où un jeune homme a violemment attaqué le personnel d'une pharmacie, causant des blessures à deux employés avant d'être appréhendé par les autorités. Les témoignages de professionnels de santé soulignent l'urgence d'améliorer leur sécurité au travail, un sentiment partagé par de nombreux experts du secteur.
Le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens entend agir face à cette réalité, bien que de nombreux cas d’agressions ne donnent pas lieu à des plaintes officielles. D’après des études récentes, nombreux sont ceux qui, malgré tout, choisissent de signaler ces incidents, espérant que leur voix sera entendue.







