En raison de violents orages affectant la région nantaise, le vol Volotea reliant Perpignan à Nantes le 3 juin 2026 a été gravement perturbé, s'étalant sur près de 14 heures. Une passagère a partagé son expérience difficile, ainsi que les complications rencontrées lors d'une escale inattendue à Bordeaux, comme rapporté par nos confrères de l'Indépendant.
Un voyage chaotique. Le mercredi 3 juin, les passagers d'un vol de la compagnie Volotea reliant Perpignan à Nantes ont vécu une journée inédite. Initialement prévu pour un trajet d'un peu plus d'une heure, leur vol a été complètement bouleversé à cause des intempéries dans la région nantaise. Prévu à 12 h 20, le départ a d'abord été retardé. Une fois en vol, l'avion n'a pas pu atterrir à Nantes et a dû se dérouter vers Bordeaux, faisant augmenter considérablement le temps de voyage.
Le car comme seule issue
Pour les passagers, la journée s'est prolongée en heures d'attente à bord de l'avion, sans possibilité de descendre. "Il y avait des enfants très sages, que j'ai admirés", témoigne Morgane, une passagère, dans un entretien avec l'Indépendant. Après avoir annoncé un décollage à 17 h 15, les passagers ont finalement été autorisés à débarquer à 18 h 45. Une fois à terre, ils se sont retrouvés livrés à eux-mêmes dans un aéroport bordelais presque désert, avec très peu d'informations sur la suite des événements. "On a eu l’impression que l’annulation était comme ça ! Il y a sans doute eu un problème, mais nous ne le connaissons pas", confie-t-elle.
Vers 16 heures, une simple collation a été distribuée, suivie d'un bon de 5 euros pour se restaurer. Cependant, cette somme a été jugée dérisoire par de nombreux voyageurs. "On n’a même pas de quoi acheter un sandwich avec ça, surtout aussi tard dans un aéroport", ironise Morgane.
Après une longue attente, les passagers ont enfin pu quitter l'aéroport de Bordeaux... en bus. À 21 h 25, le départ a eu lieu en direction de l’aéroport de Nantes, éloigné de près de 350 kilomètres. Beaucoup de passagers éprouvaient de l'inquiétude quant à leur situation une fois arrivés. "Certains avaient des correspondances, des réservations d'hôtel, ou des proches qui les attendaient dans d'autres villes", explique Morgane.
Finalement, les voyageurs ont atteint leur destination aux alentours de 2 heures du matin, soit près de 13 heures après l'heure d'arrivée initialement prévue. Selon leurs témoignages, ils se sont sentis "largués en pleine nature", sans solution alternative proposée, comme le souligne Morgane. Pour compenser ce désagrément, la compagnie a offert un remboursement de 30 euros à chaque passager.
Un incident similaire a eu lieu le 1er juin, lorsque des passagers d'un vol Figari-Nantes ont été bloqués pendant plus de 24 heures à l'aéroport corse en raison d'un problème de moteur.







