La ministre de l'Égalité femmes-hommes, Aurore Bergé, s'oppose fermement à la gestation pour autrui (GPA), même sous l'étiquette d'"éthique". Ce jeudi 28 mai, elle est entourée de quatorze autres personnalités politiques dans une tribune publiée dans Ouest-France. Ensemble, elles se prononcent contre la GPA, aujourd'hui interdite en France.
Gabriel Attal, ancien Premier ministre et candidat de Renaissance, avait récemment relancé le débat autour de la GPA, en appelant à ne pas "l'occulter". Il a souligné que dans les discussions bioéthiques, "la liberté de vote prévaut dans tous les partis".
Des figures politiques de tous horizons
Les signataires incluent Laurence Rossignol (PS), Rachida Dati (LR) et Agnès Buzyn. Ils s'interrogent : "Avons-nous le droit de mettre le corps des femmes à la disposition du désir d'autrui ?" Leur réponse : un retentissant non.
Ils alertent sur les implications économiques de la GPA, déclarant : "Derrière l'éthique, il y a un marché estimé à près de 15 milliards de dollars en 2023... où les femmes qui portent les enfants des autres Rarement détiennent le pouvoir".
En réponse à ceux qui évoquent une solution à la "crise de natalité", ces leaders politiques estiment qu'il serait "erroné de confondre démographie et commerce reproductif", rappelant que la question des enfants issus de GPA à l'étranger demeure délicate.
"Protéger un enfant et ses droits ne signifie pas valider le contrat qui l'a précédé", concluent-ils, à travers des considérations qui touchent à l'éthique et aux droits fondamentaux.







