D'après une récente enquête Elabe réalisée pour BFMTV, les Français estiment qu’un montant additionnel de plus de 500 euros par mois est impératif pour maintenir un niveau de vie décent. En effet, 67 % des sondés affirment que leurs revenus ne suffisent pas à couvrir correctement leurs dépenses mensuelles.
La montée continue des prix oblige les Français à redoubler de vigilance sur leur budget. Selon le sondage Elabe pour BFMTV, 81 % des Français déclarent devoir surveiller de près leurs finances. Le chiffre moyen évoqué pour vivre convenablement est de 506 euros, avec des segments variés : 15 % des répondants souhaitent 250 euros de plus, 17 % réclament entre 250 et 499 euros, 22 % entre 500 et 999 euros, et 13 % envisagent un besoin d’au moins 1.000 euros supplémentaires.
À l’opposé, 33 % des enquêtés se disent satisfaits de leur situation financière actuelle, en majorité des cadres, qui s'expriment à 46 % sur leur satisfaction. Ce sondage met en lumière une tendance où les seniors âgés de 65 ans et plus se montrent également plus contents (43 %) par rapport aux jeunes adultes entre 18 et 24 ans, dont seulement 29 % se disent à l'aise.
Des besoins variés selon les préférences politiques
L’enquête Elabe révèle également des disparités selon l’appartenance politique. Les électeurs du parti Renaissance se distinguent, puisque 60 % d’entre eux estiment ne pas avoir besoin de davantage de revenus. À l’inverse, ceux de Les Républicains montrent un plus grand taux de satisfaction (44 %), tandis que ceux du Rassemblement National affichent des chiffres plus bas (27 %), tout comme les électeurs de gauche, dont seulement 36 % pour La France Insoumise, 37 % pour le Parti Socialiste et 31 % pour les Écologistes se disent comblés.
Ces conclusions s'inscrivent dans la continuité des préoccupations financières observées ces dernières années. En 2022, le Baromètre du pouvoir d’achat de Cofidis/CSA Research révélait déjà que les Français ressentaient un besoin de 510 euros supplémentaires pour vivre dignement. Notons que ce terme “vivre convenablement” reste flou dans le domaine économique, comme l'a souligné Sylvain Bersinger, chef économiste au cabinet Asterès, en observant qu’il n’existe pas de définition largement acceptée.







