Sandrine Rousseau, députée engagée, plaide pour davantage de transparence dans le domaine alimentaire. Lors d'une intervention avec l'association FUTUR, dédiée à une approche renouvelée sur les animaux et l'alimentation, elle a proposé de renommer certains produits, notamment la viande. "J'aspire à un jour faire passer une loi où les steaks seraient désignés comme des cadavres d'animaux", déclare-t-elle, soulignant un parallèle avec l'interdiction récente de l'appellation 'steak végétal' en Europe.
"Les menus pourraient avoir une tout autre allure avec une désignation telle que 'cadavre de vache' au lieu d'entrecôte", ajoute-t-elle avec conviction, persuadée que cela pourrait influencer les choix alimentaires. Une déclaration qui, sans aucun doute, suscitera de vives réactions de la part de ses opposants, notamment des élus et des défenseurs de la culture carnée, qui ont souvent critiqué ses prises de position en faveur d'une consommation réduite de viande.
Réduire la consommation de viande
En 2022, Rousseau avait provoqué une onde de choc en affirmant qu'il fallait "faire évoluer les mentalités" afin que savourer une entrecôte grillée ne soit plus perçu comme un symbole de virilité. Son discours sur une alimentation plus éthique s'inscrit dans une tendance plus large, comme l'indique la Stratégie nationale pour l'alimentation, la nutrition et le climat (Snanc), qui recommande de réduire la viande dans l'alimentation pour un impact moindre sur l'environnement. Les experts, comme ceux de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA), soulignent que diminuer la consommation de viande peut contribuer à la lutte contre le changement climatique.







