Selon une étude d'Elabe pour BFMTV, publiée le 20 mai, un Français sur cinq confie qu'il doit se serrer la ceinture au quotidien. 81 % des sondés affirment ressentir une pression financière de plus en plus forte, un chiffre en hausse par rapport à janvier, où ils n'étaient que 77 %.
Le quotidien des ménages s'est transformé en un véritable casse-tête budgétaire : faire les courses en comptant chaque euro, réduire les loisirs des enfants ou encore repousser des achats nécessaires. D'après Elabe, après avoir réglé leurs dépenses essentielles comme le loyer et le carburant, les familles n'ont en moyenne que 554 euros pour terminer le mois. Près de 25 % d'entre elles se contentent même de moins de 250 euros.
Des découverts de plus en plus fréquents
Un autre indicateur préoccupant de la détresse financière est l'augmentation du nombre de Français à découvert. 29 % des sondés indiquent avoir été à découvert plusieurs fois durant l'année, une hausse notable. Parmi eux, 14 % se retrouvent dans cette situation tous les mois. Les 35-49 ans sont les plus touchés, avec 43 % connaissant des découverts répétés. Pour sa part, l'Institut national de la consommation (INC) souligne que cette situation est particulièrement critique pour les ménages à revenus modestes.
Stratégies d'achat face à la crise
En réponse à cette inflation galopante, de nombreux Français adoptent des stratégies pour alléger leurs dépenses. Les promotions sont désormais plébiscitées, avec 54 % des consommateurs qui y recourent. Près de 40 % des interrogés déclarent avoir abandonné certains aliments trop coûteux, et 38 % se tournent vers des marques de distributeurs.
Les rayons anti-gaspillage, où les produits proches de la date de péremption sont vendus à prix réduit, attirent également une clientèle grandissante. En effet, près de 70 % des Français affirment les fréquenter. Pour compléter leur budget, 48 % ont même choisi de revendre des objets usagés sur des sites comme Vinted ou Leboncoin, selon l'Le Monde.
Cette inquiétude s'étend aussi aux dépenses énergétiques. Environ 48 % des consommateurs estiment que la hausse des tarifs, exacerbée par des conflits géopolitiques comme celui entre l'Iran et Israël, leur coûte en moyenne 127 euros de plus par mois. Les automobilistes, en particulier, ressentent cette pression, le carburant représentant un poste de dépense incontournable pour de nombreux foyers.







