La préfecture de la région a pris une décision forte en mettant en demeure Auvergne-Rhône-Alpes concernant les subventions suspendues à l'université Lyon 2, comme rapporté par BFM Lyon. Cela fait suite à l'arrêt des aides financières, notamment une subvention de 10 millions d'euros, qui avait été retirée l'année dernière suite à des accusations d'antisémitisme visant un enseignant.
Cette subvention devait financer des projets importants, tels que des travaux sur le campus Porte des Alpes. Conformément à cette injonction, la région est dans l'obligation de rétablir cette somme à l'université dans un délai d'un mois.
Un rapport de la chambre régionale des comptes
La mise en demeure est survenue après qu'un rapport de la chambre régionale des comptes, qui a été saisi par la préfecture, a jugé que l'arrêt de ces subventions était infondé. Selon la juridiction, "le président du conseil régional ne peut refuser discrétionnairement ou pour des motifs étrangers les acomptes sollicités" par l'université pour le projet du bâtiment.
La région maintient sa position
En réponse à cette situation, la région maintient ses préoccupations et réclame un audit externe sur des incidents graves survenus à Lyon 2 depuis plus d'un an, comme l'a affirmé un représentant de la région à BFM Lyon. Les inquiétudes portent sur des atteintes à la laïcité et des incidents liés à des accusations d’antisémitisme, notamment celles dirigées vers un enseignant qui avait partagé une liste controversée intitulée "20 génocidaires à boycotter". L’université a suspendu cet enseignant en septembre dernier.
Les demandes d'audit externe continuent d'être soutenues par des figures politiques telles que Fabrice Pannekoucke et Laurent Wauquiez, qui insistent sur la nécessité de clarifier la gouvernance de l'université Lyon 2.







