Des élèves de quatre écoles primaires de Sens ont validé ce lundi leur formation sur la sécurité routière à vélo, une initiative orchestrée par la communauté d'agglomération du Grand Sénonais en partenariat avec la fédération sportive Ufolep. Ce programme a pour but d'inculquer aux jeunes l'importance de rouler en toute sécurité et de promouvoir la mobilité douce.
Parallèlement, l'Yonne est confrontée à une problématique croissante de bâtiments dégradés. La semaine dernière, la ville d'Auxerre a décidé de mettre en œuvre un arrêté de mise en péril en raison d'un bâtiment menaçant de s'écrouler rue Fécauderie. Selon les informations de France Bleu, les experts devraient examiner la situation dans les jours à venir, tandis qu'un périmètre de sécurité a été installé. Cette procédure nécessite que le propriétaire entreprenne des travaux, mais la réalité est souvent complexe.
Dans la commune de Saint-Florentin, le maire Yves Delot exprime sa frustration face à cette réalité. Il déclare : "Quand une menace pèse sur la voie publique, nous établissons un arrêté et sollicitons les propriétaires pour qu'ils effectuent les travaux nécessaires. Si ceux-ci ne le font pas, la municipalité prend alors en charge les travaux, mais la facture est envoyée au propriétaire. Parfois, il est plus judicieux pour la ville d'acquérir les biens et de réaliser les rénovations nous-mêmes, mais cela pèse lourdement sur le budget communal, avec des projets récents dépassant 1,5 million d'euros."
Nicolas Soret, maire de Joigny, souligne qu'il existe des aides de l'État pour aider les collectivités à rénover ces bâtiments. Selon lui, "Nous avons mobilisé le fonds friches du fonds vert mis en place par l'État. L'ANAH peut couvrir jusqu'à 70 % des coûts, ce qui soulage nos finances, mais ces démarches sont très chronophages. J'ai récemment informé plusieurs propriétaires que j'étais près de les exproprier après une procédure de quatre ans." Malgré ces aides, il conclut que les processus administratifs doivent être simplifiés.
« Il est essentiel, notamment dans le cadre des successions mal réglées, que la loi soit allégée », insiste Soret. "Il faudrait permettre aux collectivités de ne pas immobiliser des fonds en attendant la décision d'un héritier, ce qui pourrait être bien plus utile pour les travaux à réaliser." En 2024, 250 millions d'euros seront alloués par l'ANAH pour aider les collectivités à rénover environ 15 500 logements dégradés à travers la France, mais la rapidité de mise en œuvre reste une préoccupation majeure pour de nombreux élus.







