L’exclusion d’un enfant autiste d’un centre de loisirs : un coup dur pour la famille

La situation choc d'un enfant autiste exclu d'un centre de loisirs soulève des questions d'inclusion.
L’exclusion d’un enfant autiste d’un centre de loisirs : un coup dur pour la famille
La famille de Rayan a saisi le Défenseur des droits. imagesource.com - Pancake Pictures

Depuis plusieurs mois, la famille de Rayan, un garçon autiste de 9 ans, lutte pour que son fils puisse retrouver une place au centre de loisirs du Grillon à Éragny, dans le Val-d’Oise. L'affaire a pris une tournure juridique avec la saisine du Défenseur des droits par ses parents.

L’enfant exclu après avoir déclenché l’alarme incendie

Comme le révèle Le Parisien, la mère de Rayan a découvert l'exclusion de son fils lors de son arrivée au centre un mercredi matin. Le responsable lui a fait savoir que la structure n’était "pas adaptée" à l'enfant, qui nécessiterait un cadre spécifiquement aménagé, chose que le centre n'était pas en mesure de garantir, malgré "toute la bonne volonté".

Suite à cette exclusion, la famille doit se débrouiller pour trouver des solutions de garde. "Est-ce que c’est une raison pour l’exclure définitivement ?" questionne le père de Rayan, Abdelkader. Il décrit son fils comme "turbulent, mais pas violent", faisant face à des troubles de l’attention et des difficultés liées à l’autisme, tout en étant scolarisé dans une unité spécialisée à Vauréal.

Un courrier en date du mois dernier indique que le centre de loisirs a traversé des semaines éprouvantes, malgré l'embauche d'un animateur spécialisé. Rayan aurait déclenché les alarmes d'intrusion et d'incendie "une dizaine de fois", entraînant des évacuations et même l'intervention des forces de l'ordre.

Le Défenseur des droits saisi

La famille de Rayan a fait appel au Défenseur des droits. Selon une décision antérieure concernant un enfant hyperactif, l’institution a rappelé que "le refus d’accueillir l’enfant constitue une discrimination" et que les collectivités doivent envisager des "aménagements raisonnables" avant d'entreprendre une exclusion.

De son côté, la mairie d’Éragny a déclaré n’avoir pas été informée du handicap de l'enfant lors de son inscription. Elle a également mentionné des impayés de la famille, justifiant l’exclusion par "notre règlement intérieur". Un prétexte que conteste vivement le père, qui parle d’un "pseudo-prétexte" pour écarter son fils.

Cette affaire soulève d'importantes questions sur l'inclusion des enfants en situation de handicap dans les loisirs. Les experts en éducation et en psychologie infantile rappellent l'importance de mettre en place des mécanismes d'accompagnement pour ce public fragile, afin que de telles exclusions ne se reproduisent pas à l'avenir.

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