Un homme de 23 ans est aujourd'hui accusé du meurtre, à coups de couteau, de Chloé, une collégienne de 14 ans, dans l'Aisne. Selon le procureur de Laon, il a été placé en détention provisoire après avoir été mis en examen pour assassinat et viols.
Le suspect fait l'objet de poursuites pour "homicide volontaire avec préméditation" sur une mineure et pour des actes de viol commis avec une différence d'âge significative, a précisé Jean-Baptiste Miot, le procureur. Ce dernier a souligné que les connexions sexuelles qui se sont produites entre l'accusé et la jeune fille, durant leur relation, sont désormais considérées comme non consensuelles.
Durant ses interrogatoires, le jeune homme a choisi de garder le silence, pourtant il a admit sa présence au moment du crime et a reconnu avoir agressé Chloé au couteau, sans toutefois reconnaître une intention homicide, selon des informations relayées par le parquet de Soissons.
Il avait déclaré avoir eu une relation amoureuse avec Chloé, qui s'est récemment terminée. Chloé, élève de troisième à Fère-en-Tardenois, a été attaquée alors qu'elle se dirigeait vers son collège mercredi matin. Les blessures sur son cou sont tragiques et témoignent de la violence de l'agression.
Une vaste opération de recherche avait été déclenchée pour localiser le suspect, finalement interpellé à Soissons, à environ 25 km du lieu du délit. Proche de ses parents, le jeune homme, sans emploi, était déjà connu des forces de l'ordre pour des infractions liées au port d'arme en 2023.
Les accusations d'assassinat pourraient entraîner une peine de réclusion criminelle à perpétuité, tandis que des condamnations pour viols pourraient mener à 20 ans de prison. Son avocat, Me Arnaud Miel, n’a pas pu être contacté pour une réaction immédiate, bien qu'il ait déjà mentionné que son client nie toute intention homicide.
Ce crime a profondément marqué la communauté de Fère-en-Tardenois, une ville de 2.800 habitants. Lors d'une commémoration vendredi, un moment de recueillement a été observé en hommage à Chloé. Par ailleurs, des bouquets de fleurs et des bougies ont été déposés devant son collège en mémoire de la jeune fille, alors que des dispositifs d'écoute psychologique ont été mis en place pour aider les élèves et la communauté.
Cette tragédie s'inscrit dans un contexte préoccupant : selon la Mission interministérielle pour la protection des femmes (Miprof), 107 femmes ont été tuées en 2024 par leur conjoint ou ex-conjoint, en hausse par rapport à l'année précédente.







