Le maire non affilié de Waziers, Steve Bansch, a été agressé vendredi dernier lors d’une cérémonie du 8-mai, un incident qui a suscité l’indignation au sein de la classe politique. Agé de 38 ans, Bansch, élu pour la première fois en mars, a été frappé au visage par un homme présent dans l’assemblée, rapportent des sources de la préfecture du Nord.
Le suspect, immédiatement interpellé par la police et mis en garde à vue, a reconnu les faits. Selon Frédéric Dogimont, adjoint au maire, l'individu cherchait à exprimer sa colère concernant l’obtention d'un logement social. « Il était très insistant et a demandé à voir le maire », a-t-il déclaré, ajoutant qu’une rencontre a été acceptée. À peine dix secondes après leur échange, l’agression s’est produite. « J’ai entendu un grand boum... Le maire avait le visage tuméfié », a-t-il témoigné.
Les blessures de Steve Bansch incluent une plaie au nez, un hématome autour de l'œil et une luxation de l'épaule, selon les informations rapportées par les secours. Le procureur de Douai, Frédéric Fourtoy, a souligné que le suspect avait déjà une histoire judiciaire, remontant à des faits de 2010. La ville de Waziers a déposé une plainte officielle. L’association des maires du Nord a également exprimé ses inquiétudes face à ce phénomène, notant qu’une majorité des maires du département ont été victimes de violences durant le mandat précédent.
Des personnalités politiques de tous horizons, y compris le président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, ont condamné cette agression. Steve Bansch a été hospitalisé pour un examen et a déjà confirmé sa présence à une autre cérémonie prévue le lendemain, montrant ainsi sa détermination à continuer à servir sa communauté malgré cette épreuve.
Cette agression, au-delà de son caractère individuel, soulève des questions sur la sécurité des élus locaux, dans un contexte où la violence à leur encontre semble se banaliser. Des voix s’élèvent pour que des mesures soient prises pour protéger ceux qui œuvrent au service de leur commune.







