La commémoration du 81ᵉ anniversaire de la Victoire du 8 mai 1945 s'est tenue à Chambéry dans une atmosphère empreinte de respect. Pourtant, une ombre a plané sur cet événement protocolaire : Brice Bernard, élu RN de l'opposition municipale, déclare qu'on a tenté de l'écarter de cette cérémonie. La mairie a réagi fermement à ces allégations.
Une cérémonie marquée par le protocole
La matinée a comporté plusieurs moments forts, avec une prise d'armes devant l'Hôtel de ville, suivie d'hommages au monument aux morts et au monument de la Résistance. Les officiels, y compris la préfète de Savoie, Vanina Nicoli, et le maire de Chambéry, Thierry Repentin, étaient présents, tout comme Brice Bernard, qui portait son écharpe tricolore. Ce dernier a souligné : "Je suis ici pour le devoir de mémoire. Ces commémorations sont des moments de souvenir, car mon grand-père a combattu sur plusieurs fronts".
La polémique sur l'invitation et le protocole
Bernard a exprimé son désir de pouvoir participer de manière plus active aux dépôts de gerbes, comme le font les élus de premier rang. Jean Benoit Cérino, adjoint au maire et responsable du protocole, a précisé : "L'usage à Chambéry est de réserver ces actes aux autorités de premier rang". Il a même invité Bernard à échanger sur les règles de protocole en dehors des festivités, mais a insisté sur le fait que cela ne pouvait pas se dérouler pendant la cérémonie.
La présence de Bernard perturbée par des militants
La présence de Brice Bernard a également suscité des critiques, notamment de la part de l'association VISA, qui se présente comme une organisation de syndicalistes antifascistes. Une vingtaine de leurs membres se sont regroupés pour signifier leur désaccord, déployant une banderole à l'inscription explicite : Aujourd'hui comme hier : Résistance. Un porte-parole a exprimé : "Nous sommes ici pour respecter la mémoire, mais le RN n'a pas sa place". Ils ont symboliquement entonné le chant des partisans durant les déplacements des officiels, éloignant l'attention de Brice Bernard.
Ce moment de commémoration, pourtant apolitique en apparence, a donc généré des tensions visibles, laissant entrevoir les divisions actuelles au sein de la société française. La mémoire collective, si elle est un sujet de consensus, peut s'avérer un terrain de débat passionné lorsque les enjeux politiques se mêlent à l'histoire.







