L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a confirmé ce mercredi qu’un passager d’une croisière, évacué en Afrique du Sud, a été infecté par une souche d’hantavirus, plus précisément celle des Andes, qui est transmissible entre humains. Cette information a été corroborée par le ministre de la Santé sud-africain lors d’une session parlementaire.
Sur les quatre cas suspectés, deux passagers ont déjà été transférés vers un hôpital à Johannesburg, dont l’une des personnes est malheureusement décédée. L’autre personne reste sous soins médicaux.
Le ministre Aaron Motsoaledi a précisé : « Les premiers tests indiquent que nous avons à faire avec la souche des Andes, qui est unique parmi les 38 souches d’hantavirus connues en ce sens qu'elle peut se transmettre d’homme à homme. »
L’OMS a rapporté que trois personnes, dont un couple de Néerlandais et une Allemande, ont perdu la vie depuis le début de cette croisière à bord du MV Hondius. Ce navire, qui reliait Ushuaïa, en Argentine, à l’archipel du Cap-Vert, a été placé sous surveillance sanitaire.
Actuellement ancré près du port de Praia, la capitale du Cap-Vert, le navire compte 88 passagers et 59 membres d’équipage provenant de 23 nationalités différentes. La situation suscite de vives inquiétudes parmi les autorités sanitaires internationales, qui intensifient leur surveillance et cherchent à comprendre l'ampleur de cette infection.
Des experts en santé publique estiment que cette situation met en lumière les dangers associés aux voyages en mer, notamment dans le contexte de la propagation de maladies infectieuses. Il incite également à une meilleure prévention et à des protocoles de santé adaptés pour protéger les passagers et l'équipage.







