Les ventes de vélos neufs ont connu une chute de 8 % en 2025 en France, comptabilisant 1,84 million d'unités écoulées, selon l'Observatoire du cycle. Cependant, paradoxalement, l'activité de réparation est en pleine expansion. À Amiens, le magasin Vélo Station témoigne de cette nouvelle dynamique, avec une hausse de 25 % des réparations effectuées par rapport à l'année précédente.
Une attente prolongée pour des réparations
À Vélo Station, le technicien Théo jongle entre les réparations de roues, de dérailleurs et de pneus. La boutique, qui prend en charge plus de 3 200 vélos par an, voit son atelier saturé : il faut désormais attendre près d'un mois pour déposer son vélo.
Laurent Court, le gérant, constate que « les clients sont prêts à investir dans la réparation plutôt que d'acheter du neuf ». Cette attitude reflète un changement de mentalité face à la crise économique, où les consommateurs choisissent de maintenir leurs vélos existants en état plutôt que de débourser pour des modèles récents.
La réparation, un soutien face à la baisse des ventes
Selon Court, la diminution des ventes de vélos nouveaux s'explique par une baisse des subventions et une réduction du pouvoir d'achat des consommateurs. Cependant, la boutique parvient à compenser cette diminution grâce à l'augmentation de son activité de réparation. En effet, « ce que nous perdons en ventes, nous le regagnons par l'atelier », affirme-t-il. Ce phénomène n'est pas isolé et reflète une tendance nationale. Le Monde rapporte également que d'autres magasins en France, dans des villes comme Lyon et Bordeaux, constatent le même type de changement dans le comportement des clients.
Ce renversement de tendance met en lumière une prise de conscience croissante sur l'importance de la durabilité et de l'économie circulaire dans le secteur du cyclisme.







