Depuis lundi, les étudiants, indépendamment de leurs revenus, peuvent profiter d'un repas complet dans les restaurants universitaires pour seulement un euro. Cette initiative, qui vise à alléger le fardeau financier des étudiants, s'accompagne d'un intérêt grandissant pour les restaurants gérés par les Crous, surtout à l'approche de la rentrée.
"Il est difficile de prévoir l'ampleur de la hausse de la fréquentation", a confié Philippe Baptiste, ministre de l'Enseignement supérieur, lors d'une visite au Crous d'Amiens. Il a souligné l'importance de ne pas surcharger le personnel tout en préservant la qualité des repas.
Depuis la mise en œuvre de cette mesure, les étudiants, autrefois soumis à un tarif de 3,30 euros, peuvent maintenant déguster un plat, une entrée et un dessert pour le prix d'une boisson. Alexandre Ioannides, étudiant en double licence de 18 ans, a déclaré : "Je vais au Crous 20 fois par mois, cela représente une économie de 40 euros par mois, une aide non négligeable pour ma vie étudiante!".
Pour soutenir cette initiative, un budget de 120 millions d'euros est prévu d'ici 2027. En 2026, 50 millions d'euros seront destinés à compenser le coût réel d'un repas, qui avoisine 8 à 9 euros, et à embaucher près de 200 agents pour améliorer le service. Cependant, les organisations étudiantes, telles que l'Unef, estiment que cette enveloppe est insuffisante. Elles craignent qu'un sous-financement ne complique l'accès au repas à un euro, mettant ainsi en péril la qualité des services.
"Les problèmes de financement affecteront directement les conditions de travail du personnel et l'accès des étudiants aux repas", a alerté l'Unef dans un communiqué. Pour Thierry Bégué, directeur général du Crous de Paris, les longues files d'attente sont le véritable défi à relever. "Nous comptons adopter l'application Izly pour fluidifier le service, car elle est quatre fois plus rapide que le paiement par carte bancaire", a-t-il ajouté.
Actuellement, le Crous de Paris offre 3,5 millions de repas par an et s'attend à voir cette quantité augmenter de 300.000 à 500.000 repas supplémentaires. La mise en place de cette mesure pourrait transformer le paysage de la restauration étudiante, mais son succès dépendra d'une bonne gestion et du soutien nécessaire.







