Dans le quartier du Pont-Neuf à Pamiers, des locataires de l'Office HLM expriment leur mécontentement suite à la réception de la taxe sur les ordures ménagères, baptisée "part variable", qui doit être réglée en juin. "C'est inadmissible !", s'indigne une résidente handicapée. "Nous voulons savoir pourquoi nous devons payer", ajoute une autre locataire du Foulon.
Parmi les premiers à s'alarmer, Jérôme Huguenin, locataire d'un studio au Pont-Neuf, est exaspéré par la lettre de l'Office HLM qui lui annonce un montant à régler proche de 180 €. De nombreux autres locataires sont également touchés, avec des factures pouvant atteindre 300 € ou plus, s'ajoutant aux charges mensuelles. L'incompréhension et la colère se font sentir chez les résidents.
Des erreurs dans le calcul
Jérôme Huguenin souligne qu'il n'y avait pas de contrôle sur l'utilisation des containers avant l'introduction des nouveaux badges le 1er janvier 2025. "Tout le monde venait ici se débarrasser de leurs déchets", explique-t-il. Ce manque de régulation a conduit à un coût de recyclage plus élevé, facturé sans distinction des effectifs dans les appartements.
La responsabilité de l'Office HLM
Thierry Tourtoulou, directeur de l'Office HLM, insiste sur le fait que son organisme n'est qu'un intermédiaire. "Nous recevons un tableau du Smectom avec les montants à réclamer. Ce sont leurs décisions", précise-t-il. Le Smectom, quant à lui, défend sa méthode de calcul basée sur la valeur locative des logements sans tenir compte des comportements de tri des résidents.
Une facture inattendue
Les locataires ne s'attendaient pas à recevoir cette facture. "On ne comprend pas comment c'est calculé", déplore-t-il. Daniel Mémain, ancien conseiller et membre de Pamiers Citoyenne, note que la répartition entre part fixe et part variable n'a pas été suffisamment expliquée. Il confirme que ce système pénalise les résidents des collectifs et appelle à davantage de transparence.
Des aides demandées
Avec l'impact attendu, surtout dans les résidences sans bacs individuels, Pamiers Citoyenne a sollicité des aides exceptionnelles afin d’alléger le fardeau financier des habitants déjà précaires. Une résidente du Pont-Neuf s'est exprimée avec émotion sur son budget limité, affirmant: "Il ne me reste que 180 € pour vivre et manger".
Une pétition en réponse
Au Foulon, une pétition a été lancée par un groupe de résidentes demandant des explications sur la taxation. Carmen Samayoa, porte-parole du mouvement, a remis une lettre de protestation à l'Office HLM, exigeant des éclaircissements sur les raisons et l'utilisation de ces fonds. Elle a souligné le besoin urgent de comprendre comment ces charges seront appliquées à l'avenir.
Pour conclure, le directeur de l'Office HLM a mentionné qu'un budget de 25 000 € par an a été établi pour des tournées de ramassage afin de lutter contre les dépôts sauvages, cherchant ainsi à répondre aux préoccupations des locataires.







