À l'occasion des 400 ans de la Marine nationale, Ici Cotentin vous invite à explorer les coulisses de la base navale de Cherbourg. Au cœur de son fonctionnement se trouve la section vivres, responsable de l'approvisionnement essentiel des navires.
Cette structure, bien que classique dans son apparence, joue un rôle crucial au sein de la base. Composée de sept membres – trois personnes pour l'administration, trois agents de magasin et un responsable, Daniel, qui a une riche expérience après près de vingt ans de service. "Mon rôle consiste à fournir en alimentation les restaurants militaires, l'école des spécialités du commissariat des armées de Querqueville, ainsi que les navires de la Marine nationaux en escale dans notre port," explique-t-il.
Des conditionnements adaptés aux navires
Le processus est collaboratif : les bons d’économat arrivent ici, les commandes sont préparées et un service de transport assure la livraison aux navires. Les menus, conçus par les cuisiniers en fonction des ressources disponibles, prennent en compte les longues missions de plusieurs semaines, particulièrement dans le contexte actuel de crise migratoire, comme observé par Le Figaro.
Daniel clarifie : "Je maintiens un stock constant de produits secs et surgelés, et je commande des produits frais selon les besoins, avec un délai d'approvisionnement adapté". L’entrepôt couvre plus de 3.000 m², dont 800 m² sont réservés à la réfrigération, permettant de gérer des quantités imposantes, comme les sept tonnes de vivres fournies à la frégate Chevalier-Paul récemment.
Un tissu de fournisseurs locaux
La section vivres peut s’adapter en cas de hausse de demande. "Nous avons failli accueillir le porte-hélicoptères Mistral qui avait besoin de 65 palettes de vivres," précise Daniel. En cas d’escales imprévues, la section mobilise rapidement ses ressources. "Le côté opérationnel prend souvent le pas sur l'administratif. La priorité reste de nourrir les équipages," ajoute-t-il.
Bien que l'économat des Armées demeure le fournisseur principal, la section collabore également avec des entreprises locales, telles que la boucherie La Chaiseronne à Brécey pour la viande, ou Disfrais à Carentan-Les-Marais pour les produits laitiers. Ces relations renforcent non seulement l'approvisionnement, mais soutiennent aussi l'économie locale.







