Face à la montée incessante des prix des carburants, le gouvernement français a récemment annoncé un nouveau soutien. Le ministre des Comptes publics, David Amiel, a précisé que le coût total des aides pour le mois de mai atteindrait 180 millions d'euros, en hausse par rapport aux 150 millions du mois précédent.
Ces mesures visent notamment trois millions de "travailleurs modestes grands rouleurs". Selon Sébastien Lecornu, ministre de la Transition énergétique, ce dispositif permettra de bénéficier d'une réduction moyenne de 20 centimes par litre pour les populations les plus vulnérables. Les critères d'éligibilité incluent un revenu dans la moitié inférieure des Français et une distance minimale de 15 kilomètres entre le domicile et le lieu de travail.
Les aides s'étendent également aux pêcheurs et agriculteurs, avec une augmentation significative pour ces derniers, passant de 20 centimes à 30-35 centimes par litre de gazole non routier (GNR). Pour les agriculteurs, l'aide sera triplée, atteignant 15 centimes par litre ce mois-ci. Ce soutien s'inscrit dans un cadre plus global qui prend en compte les frais de cotisations sociales, ainsi qu'une réduction de la fiscalité sur le GNR agricole.
Le gouvernement écarte un projet de loi de finances rectificative
David Amiel a également évoqué le coût total de la crise, évalué à 6 milliards d'euros. Ce chiffre pourrait évoluer en fonction de la situation internationale, en particulier les tensions géopolitiques. Alors que des débats émergent autour d'un projet de loi de finances rectificative, le gouvernement se montre réticent, soulignant des préoccupations liées à la gestion budgétaire et à la nécessité de préserver des investissements dans la défense nationale.
En raison de ce contexte, le gouvernement a annoncé des mesures d'économie, notamment des gels de crédits pour un montant de 4 milliards d'euros, ainsi qu'une contribution de la Sécurité sociale qui s'élèverait à 2 milliards d'euros. Dans un élan de transparence, David Amiel a exprimé son étonnement face aux demandes de projets de loi formulées par une opposition qui a souvent bloqué les budgets précédemment présentés.







