Ce comportement est décrit par Aurore Pointet, dans son mémoire à l'Université Jean Jaurès de Toulouse : « L’enfant passe d’une phase d’acceptation à une méfiance envers les aliments inconnus, pouvant aller jusqu’au refus complet de goûter ». Cette néophobie peut persister jusqu’à l'âge de dix ans, touchant environ 77 % des enfants ciblés, particulièrement en ce qui concerne les fruits et légumes.
Comment l’aider à surmonter sa phobie alimentaire ?
Premièrement, introduisez les légumes et les fruits un par un, avant de les mélanger avec d’autres aliments. Cela permet à l’enfant de mieux identifier le goût de chaque aliment. Voici d'autres recommandations :
- Proposez minimum 8 fois le même aliment.
- Servez de petites portions au départ, par exemple une cuillère, pour faciliter l'identification de l'aliment.
- Mangez en présence de l’enfant les aliments refusés pour l’inciter à goûter.
- Encouragez l’enfant à exprimer ses ressentis sur les aliments (texture, saveur, température), afin d’adapter la préparation.
- Restez calme ! Cette phase est souvent temporaire.
Il est essentiel de rester vigilant face aux risques de carences alimentaires, en particulier lorsque l'enfant réduit ses choix alimentaires. Si des inquiétudes persistent, n’hésitez pas à consulter un pédiatre ou un psychologue spécialisé dans la petite enfance pour obtenir des conseils adaptés.
Pour en savoir plus sur les défis de la néophobie alimentaire, vous pouvez lire l'article complet sur [Destination Santé](https://destinationsante.com/la-neophobie-alimentaire-la-peur-de-linconnu-dans-lassiette.).







