Le département américain du Trésor a décidé, ce 18 avril, de prolonger la suspension des sanctions visant la plupart des opérations liées au pétrole russe jusqu’au 16 mai 2023. Cette mesure vise à limiter l'impact des fluctuations des prix du pétrole, déjà affectés par les conflits dans la région.
Cette suspension, qui prend effet immédiatement, inclut les activités d'embarquement et de livraison de pétrole en provenance de Russie, touchant même les navires de la flotte souvent désignée comme "fantôme". Néanmoins, les échanges avec l'Iran, la Corée du Nord, Cuba et les territoires ukrainiens occupés, notamment la Crimée, restent formellement prohibés, comme le souligne une étude de BFM TV.
Une dérogation temporaire mise en place en mars
Cette décision fait suite à une dérogation accordée en mars dernier, qui avait pour but de modérer la flambée des prix due à la situation géopolitique instable. Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, avait confié lors d'une conférence que les sanctions sur le pétrole russe ne seraient pas renouvelées au-delà du délai initial.
"Nous ne renouvellerons pas la licence sur le pétrole russe", avait-il affirmé.
Les sanctions imposées par Washington visent à miner les revenus des régimes de Moscou et de Téhéran. Elles sont une réponse directe aux invasions et agressions militaires, notamment l'invasion de l'Ukraine et les ambitions nucléaires de l'Iran, qui financent également des groupes comme le Hezbollah dans la région.
Les analystes estiment que cette prolongation des sanctions pourrait contribuer à stabiliser le marché pétrolier, lequel demeure fortement affecté par l'incertitude géopolitique. À ce propos, un rapport de Le Monde indique que les fluctuations récentes des prix de l'énergie soulignent la fragilité du système énergétique mondial.







