Les finances publiques envisagent d'agir contre Michaël et Fanny, résidents de Saint-Vincent-de-Cosse, à cause de 1.588 € d'amendes pour défaut de stationnement, attribuées à tort au couple. Dans une déclaration émotive, Michaël note : "Nous avons l'impression de lutter contre un mur".
Cet épisode a commencé lorsque le couple a vendu une Citroën C3 Picasso en janvier 2025 pour 150 €, une somme dérisoire reflétant son état délabré. "Nous avons vendu le véhicule à un ancien salarié pour, dit-on, sa copine", explique Michaël. Malheureusement, quelques mois plus tard, ils ont commencé à recevoir des amendes, émanant de Nantes et Bordeaux, alors que l'acheteur avait disparu. "Quand nous avons appelé, le numéro n'était plus attribué", raconte-t-il, choqué par ce qui semble être une escroquerie.
1.500 € d'amendes pour une voiture vendue 150 €
La situation s'est aggravée lorsqu’en octobre, les amendes ont été majorées, atteignant un total de 1.588 €. Malgré leurs contestations auprès des municipalités concernées, toutes ont été rejetées comme hors délai. Pour réagir, le couple a déposé 18 recours auprès du Tribunal du stationnement à Limoges.
"Si on ne paye pas, des saisies commencent"
La Citroën était au nom de Fanny. En février et mars 2026, les impôts tentent de saisir la somme sur son compte, sans succès, car elle ne perçoit qu'une pension d'invalidité de 465 € par mois. Michaël révèle : "Si nous ne payons pas, ils commencent la saisie. C'est ridicule d'être tenus responsables de quelque chose que nous n'avons pas fait".
"L'impression de se battre contre un mur"
Le couple insiste sur le fait d'avoir fourni toutes les preuves nécessaires : certificat de cession et carte grise barrée, mais rien ne semble être pris en compte. Michaël exprime sa frustration : "Les impôts appliquent simplement une procédure sans empathie pour notre situation. C'est comme si nous devions payer d'abord, et ensuite nous verrons".
Fanny, quant à elle, exprime l’angoisse persistante de voir un huissier frapper à leur porte. "Si nous avions su, nous aurions gardé la voiture. Nous avons vraiment été arnaqués. L'État semble soutenir cette escroquerie, laissant un sentiment d'injustice indéniable". Dans un ultime recours, Michaël a même écrit au Premier ministre, bien qu'il soit conscient que peu de résultats peuvent en venir.
Les finances publiques obligées de récolter la somme
Contactée par ICI Périgord, la Direction départementale des finances publiques a précisé que "le recours au Tribunal ne suspend pas l'exigibilité des amendes". Malgré la deception, une issue pourrait s'envisager si le couple réussit à prouver qu'ils ont déposé une plainte contre l'acheteur, ce qui pourrait suspendre la procédure de recouvrement.







