Abdelkader Lahmar, le nouveau maire de Vaulx-en-Velin, est actuellement au cœur d'une enquête judiciaire depuis octobre 2024. Cette procédure est liée à des doutes concernant la légitimité de son inscription sur les listes électorales.
Selon une information révélée par Le Progrès, cette enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Lyon, un fait qui découle des révélations du quotidien local, faites à l’automne 2024. Lahmar, élu député à la faveur de la dissolution, semble ne pas résider dans sa circonscription ni même dans la commune où il est officiellement inscrit. En fait, il est propriétaire d'une maison dans la chic banlieue de Caluire-et-Cuire, où il a contesté une contravention en présentant sa carte de député.
Une résidence contestée
Il est à noter que l’ancien insoumis a réclamé une nouvelle adresse dans un immeuble occupé par diverses sociétés, dont certaines appartiennent à un ami. Lahmar justifie cette situation en affirmant avoir produit une quittance de loyer qui n’aurait cependant jamais été réglée. En fin d'année 2025, il aurait loué un logement à Vaulx-en-Velin pour tenter de régulariser sa situation électorale en vue des prochaines élections municipales.
Une figure controversée
Abdelkader Lahmar est un personnage aux prises avec son passé. Élevé dans le quartier du Mas du Taureau à Vaulx-en-Velin, il a été actif dans des manifestations commémoratives depuis les années 1990. Le fil rouge de son parcours politique s’articule autour des luttes pour les quartiers populaires, ayant pour la première fois concouru aux législatives de 2022.
Sous les lumières de l’Assemblée nationale, il ne manque pas de s’illustrer par des prises de position passionnées sur des enjeux tels que la laïcité et la police. Une de ses déclarations les plus controversées a été faite lors d’un débat concernant des accords avec l’Algérie, qu'il a illustrée par une référence personnelle lourde de significations.
Actuellement, son mandat de maire ne semble pas menacé, mais la pérennité de son poste de député est en jeu, surtout s’il venait à être condamné. Selon la loi, Lahmar doit démissionner d'un des deux mandats dans un délai de 28 jours. Le parquet, pour l’heure, ne communique pas sur l'évolution de cette affaire.







