Le 31 mars, le Parti socialiste a exprimé ses regrets concernant la suppression de près de 4 000 postes d'enseignants, tandis que La France insoumise a souligné que le PS n'avait pas voté contre le budget à l'origine de cette décision.
Ce même jour, plusieurs manifestations d’enseignants ont eu lieu pour protester contre la suppression de 1 891 postes dans le premier degré et 1 365 postes dans le second degré. Le ministère de l’Éducation nationale a déclaré une participation de 10% aux mobilisations, tandis que les syndicats avancent un chiffre proche de 30%, rapporte Libération.
Lors d’un débat à l’Assemblée nationale, Mathilde Panot, la présidente du groupe de La France insoumise, a qualifié cette journée de "symbole de la politique désastreuse d’Emmanuel Macron". Selon des propos rapportés par le Huffington Post, elle a averti que les députés socialistes, ainsi que leurs homologues macronistes ou de droite, ne devraient pas se plaindre de ces fermetures, car leur refus de censurer le gouvernement a permis la disparition de ces postes.
Le PS demande "des moyens à la hauteur" pour l'école publique
Le budget voté en février prévoit effectivement la suppression de 4 000 postes à la rentrée 2026, blâmant les écoles publiques à travers le pays, excepté dans les académies de Mayotte et de Guyane. Le Parti socialiste a affirmé, par communiqué de presse, que "l'école publique ne saurait fonctionner sans des moyens adéquats".
Face à ces déclarations, les élus de La France insoumise n’ont pas tardé à exprimer leurs critiques. "Où étiez-vous lorsque vous auriez dû censurer le budget dont vous déplorez maintenant les effets ?" a interpellé le député Paul Vannier. La députée de l'Essonne, Claire Lejeune, a enchaîné en rappelant que le PS avait négocié et validé le budget Lecornu, rendant dès lors toute plainte hypocrite.







