Le macroniste Thomas Cazenave a débuté son mandat vendredi dernier au Palais Rohan en présidant son premier conseil municipal. À cette occasion, l'ancien maire écologiste, Pierre Hurmic, a salué ses équipes lors d'un départ marqué par l'émotion.
C'est une journée de passation de pouvoir à Bordeaux, où Thomas Cazenave a été élu par le conseil municipal en début d’après-midi. «C’est un moment important, un moment républicain, » a-t-il déclaré, exprimant son humilité et son sens des responsabilités face aux attentes élevées des Bordelais. Il s'attèlera à présenter les mesures «des 100 premiers jours» de son mandat dès la semaine prochaine.
Le député macroniste a remporté les élections avec 50,95% des voix, contre 49,05% pour Pierre Hurmic, lors du second tour. Avant le vote, une brève poignée de mains symbolique a eu lieu entre les deux hommes.
Parmi les 64 élus, 45 formeront la majorité, tandis que 16 représenteront une opposition composée d'écologistes et de socialistes. Thomas Cazenave, prévu de dévoiler les attributions de ses adjoints un peu plus tard, s'engage à être le maire de tous les Bordelais, sans distinction de camps politiques.
Deux heures avant l'élection, Pierre Hurmic quittait l'hôtel de ville sous les applaudissements. «Nul ne sera de Bordeaux déraciné mon cœur», a-t-il déclaré, citant Marc Bloch, un acte chargé de symbolisme. «Je quitte ma fonction de maire, que j’ai beaucoup aimée, la tête haute, » a-t-il affirmé, soulignant son sentiment de devoir accompli.
Il a également annoncé qu’il ne restera que «très provisoirement» dans l’opposition au conseil municipal Hâtif en formule. Il a exprimé son intention de suivre les premiers pas de son successeur. «Je réfléchis déjà à d'autres possibilités d'engagement, je suis un Bordelais investi, » a-t-il déclaré, insistant sur la continuité de son engagement envers la ville.
Bien que satisfait de certains changements observés durant son mandat, Pierre Hurmic a averti que «des politiques nouvelles doivent perdurer». Il a également appelé Thomas Cazenave à se «démacroniser», espérant qu'il saura s'éloigner des influences macronistes, car «l’écologie plus tard, c’est l’écologie trop tard».







