Dans un retournement inattendu, Bruno Retailleau, le président des Républicains, a déclaré qu'il ne soutiendrait pas le maire sortant Christian Estrosi pour le second tour des élections municipales à Nice, où il sera opposé à Éric Ciotti, ancien président du parti et désormais allié du Rassemblement National (RN). Lors de son intervention sur BFMTV-RMC, Retailleau a souligné : « Il s'agit d'une campagne absolument délétère où je ne me retrouve pas, ni d'un côté ni de l'autre. »
Retailleau a exprimé sa désapprobation concernant la campagne d'Estrosi, faisant référence à ce qu'il perçoit comme un appel à la gauche et au communautarisme. Estrosi, qui a déjà subi un revers au premier tour avec 31% des voix contre 43% pour Ciotti, tente de rassembler des soutiens divers.
Le patron des LR s'est également montré critique à l'égard de la stratégie de Ciotti, qu'il considère comme une « union des droites » risquée, notamment en raison de l'alliance avec le RN. Il a reiteré son souhait de découvrir de véritables convergences sur le fond. Les réactions à cette rupture de soutien sont attendues, d'autant plus que Retailleau a souhaité que les électeurs votent en toute conscience sans pression de sa part.
Éric Ciotti remercie Bruno Retailleau
Pour sa part, Éric Ciotti a rapidement réagi aux propos de Retailleau en utilisant les réseaux sociaux pour exprimer sa gratitude : « Je remercie Bruno Retailleau d’avoir condamné la campagne délétère de Christian Estrosi. »
Les tensions au sein des Républicains s'intensifient alors que le président LR des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, a exprimé son désaccord face au soutien implicite accordé à Ciotti, qualifiant cette situation d' « insidieuse ». Il s'est dit choqué et a rappelé son propre soutien à Estrosi, soulignant l'indignité de cette division au sein de son propre parti.
Alors que la campagne électorale se poursuit, Estrosi demande à la gauche de le soutenir, qualifiant ce choix de « la peste ou le choléra ». Une atmosphère d'incertitude semble régner sur l'issue de ces élections, qui ne manqueront pas de marquer un tournant dans la politique locale.







