Mardi à 18h, les listes des candidats pour le second tour des municipales 2026 ont été officiellement déposées, marquant le début d'une nouvelle campagne. De Paris à Marseille, des tensions et des surprises émergent.
À Marseille, la gauche se trouve en position favorable après le désistement de Sébastien Delogu, représentant La France Insoumise, qui a décidé de ne pas s'opposer à Benoît Payan, le candidat socialiste. Ce dernier, élu avec une forte tête lors du premier tour, doit toutefois faire face à la montée du Rassemblement National, qui, sous la conduite de Franck Alisio, pourrait nuancer la dynamique en faveur de la gauche.
A Lyon, une rivalité marquée
Lyon se présente comme un champ de bataille entre la droite macroniste et une alliance écologiste et insoumise. Jean-Michel Aulas, ancien président de l’Olympique Lyonnais, se confronte à Grégory Doucet, le maire écologiste, qui a déjà rassemblé un nombre significatif de voix. Leurs alliances, bien que techniques, ne reposent sur aucun projet commun, ce qui pourrait compliquer la recherche d'une majorité au conseil municipal, rappelle Le Monde.
Scénario à Bordeaux : pas d'alliance
A Bordeaux, Philippe Dessertine a finalement retiré sa liste sous la pression des poids lourds de la droite, laissant le champ libre à Thomas Cazenave. Ce dernier, après avoir recueilli une part importante des voix, pourrait maintenant se diriger vers une victoire tranquille face à Pierre Hurmic, l’écologiste actuel, comme le rapporte Sud Ouest.
Nice, un duel majeur
À Nice, la situation est tendue : Éric Ciotti a surpassé Christian Estrosi, le maire sortant, ce qui provoque une réaction agressive de ce dernier. Les tensions entre les partis exacerbent les défis que rencontre Estrosi pour conserver son poste, analyse France Bleu.
Strasbourg et sa dynamique singulière
À Strasbourg, Catherine Trautmann, ancienne maire et candidate socialiste, a su se démarquer avec 25,93 % des votes, mais elle doit faire face à une concurrence interne croissante de la part de candidats qui, malgré leur désaccord politique, fusionnent leurs listes pour le second tour. Ce fait illustre les dynamiques complexes qui régissent cette élection, évoquées par l'Alsace.
Paris : un affrontement inattendu
À Paris, la situation est radicalement différente : Sophia Chikirou maintient sa candidature contre Emmanuel Grégoire, créant un défi significatif pour ce dernier alors qu’il tente de rassembler les voix de gauche. Rachida Dati, candidate de droite, s’allie avec Pierre-Yves Bournazel et devrait bénéficier d’un éventuel retrait des candidats adverses, une situation unique dans le paysage parisien, selon Le Parisien.
À Lille, une dernière minute cruciale
La situation à Lille semble moins prévisible. Arnaud Deslandes, en tête, a choisi de s'associer avec l'écologiste Stéphane Baly plutôt qu'avec la candidate insoumise. Cette décision pourrait bousculer les cartes dans la dernière ligne droite de cette élection, comme l'indique La Voix du Nord.
Les différentes stratégies des candidats dévoilent un véritable échiquier politique où les alliances se forment et se déforment, augurant d’un second tour qui s’annonce plus compétitif que jamais.







