C’est avec fermeté que Pierre Hurmic a commenté, le mardi 17 mars, sur les pressions exercées par le camp de Thomas Cazenave qui ont conduit au retrait de Philippe Dessertine. Dans une interview accordée à Sud Ouest, il a déploré la dégradation du débat démocratique en évoquant le retrait de son concurrent. "C'est regrettable, car Philippe Dessertine portait un projet solide pour Bordeaux, même s'il n'était pas aligné sur le mien. J'ai tenté de le contacter pour exprimer mon désaccord avec cette situation", a-t-il affirmé.
Hurmic a particulierement ciblé Thomas Cazenave, qu'il considère désormais comme son unique adversaire. "Les méthodes utilisées pour dissuader un candidat de se présenter sont inacceptables et s'opposent aux valeurs démocratiques que nous défendons ici à Bordeaux", a-t-il ajouté. Cet incident a, selon lui, redessiné les enjeux pour le second tour, alors qu'il est arrivé en tête au premier tour avec 27,68 % des voix, contre 25,58 % pour Cazenave.
Un appel à l'unité au-delà de la gauche
Dimanche dernier, après la proclamation des résultats, Pierre Hurmic avait déjà lancé un appel à l'unité de la gauche derrière sa candidature. Ce mardi, il a étendu cet appel à l'ensemble des Bordelais, déclarant : "Je suis déterminé à mener campagne jusqu'à la dernière minute, car je crois fermement à un projet qui rassemble, loin des manœuvres politiques dégradantes décrites par Philippe Dessertine." Il a également pris le soin de souligner que le choix se profile entre le candidat du courant macroniste et lui-même, qui lutte pour une vision plus inclusive de Bordeaux.
En réponse aux critiques, Hurmic a rappelé des commentaires de Dessertine dans Sud Ouest, soutenant que Bordeaux ne serait pas la dernière ville à avoir un maire macroniste. "Ces déclarations révèlent une prise de conscience chez Cazenave face à son plafond de verre", a-t-il conclu.







