Basile Imbert a surpris plus d’un observateur en récoltant 10,79 % des voix lors du premier tour des élections municipales à Alès. À 30 ans, il a su mobiliser et s’investir sur le terrain, ce qui lui a permis de se projeter vers le second tour. "Nous avons beaucoup travaillé et reçu de nombreux retours positifs de la part des habitants. Je savais que nous pourrions nous aligner pour le second tour," a-t-il déclaré.
Cependant, malgré cet enthousiasme, une réalité incontournable s’est imposée : la montée du Rassemblement National. Pour faire face à cette menace, un rapprochement avec le maire sortant semblait être la seule option viable. "La décision de se retirer n’était ni facile ni agréable. Il a fallu agir rapidement tout en prenant une décision collective. Nous devons éviter qu'un maire inexpérimenté, sans projet, prenne les rênes. Christophe Rivenq, bien que nous ayons nos différences, reste un élu compétent," a-t-il ajouté, mettant en avant la nécessité de stabilité pour Alès.
Ne pas être au conseil municipal n’est pas rédhibitoire
Interrogé sur le risque de disparaître du paysage politique local, Imbert se montre rassurant : "Nous continuerons d’agir pour la Ville. Être élu au conseil n’est pas le summum de l’engagement. J’aurais pu choisir cette voie facile, mais cela n’aurait pas été bénéfique pour Alès. Nous pouvons demeurer actifs sans sièges d’opposition. Nous allons innover et multiplier les initiatives publiques comme des cafés-débats, des conférences de presse, et d'autres moyens de rester visibles."
Le candidat de la liste "Alès commun" a été clair : aucun accord n’a été conclu lors de son retrait. "Je refuse de jouer la politique bassement calculée. Mon retrait est un sacrifice personnel, mais cela en vaut la peine. La vie continue en dehors des élections, et je suis heureux de la retrouver," a-t-il conclu. Cette volonté de rester engagé sans passer par le conseil municipal soulève des questions sur les nouvelles formes de participation citoyenne qui pourraient émerger à Alès.







