Avec neuf candidats au départ, les quatre prétendants retenus après un premier tour disputé gardent un œil attentif sur les voix laissées par leurs concurrents. La situation est particulièrement pressante à droite, où le maire sortant, Hubert de Jenlis, a entrepris des démarches pour rassembler les électeurs. Parmi eux, Aurélien Caron, dissident des Républicains, a récolté 5,2 % des voix, et son score pourrait lui avoir permis une fusion avec la liste du maire.
La liste Amiens Ville d'Avenir, dans un communiqué, regrette le manque de volonté de collaboration : "Malgré nos appels à l'union, nous déplorons que le maire ne cherche pas à nous rassembler autour d'un projet commun pour Amiens". Selon certaines analyses, le refus d'Hubert de Jenlis de robustes changements dans sa liste pourrait avoir exacerbé les tensions.
Les appels à l'unité n'ont pas réussi à faire mouche, notamment avec Julia Bellina, qui refuse de se désister, et Paul Eric Dècle, ancien adjoint qui, avec 2,6 % des suffrages, ne donne aucune consigne. D'autre part, Benoît Mercuzot, avec ses 1400 voix, se positionne sur un terrain critique, soulignant la nécessité d'un leader capable et impliqué.
À gauche, Frédéric Fauvet s'est positionné contre une alliance avec la France Insoumise, qui a obtenu 9,7 % des voix. Le parti socialiste et ses alliés, arrivés en deuxième position avec 24 %, espèrent puiser des voix au-delà de leur base traditionnelle. Ce pari, selon certains Insoumis, est jugé "irresponsable" face à la nécessité de préserver l’union de la gauche.
Convaincre les abstentionnistes
Quoi qu'il en soit, les candidats doivent impérativement séduire les abstentionnistes, dont 50,6 % des électeurs ne se sont pas rendus aux urnes lors du dernier scrutin. La mobilisation de ces électeurs pourrait s'avérer déterminante pour définir le futur d'Amiens.
Ce contexte souligne les tensions croissantes au sein du paysage politique amiénois, où chaque voix compte, et où les alliances stratégiques pourraient faire toute la différence. Les enjeux du second tour promettent d’être aussi passionnants que cruciaux pour l’avenir de la ville.







