La Confédération africaine de football (CAF) a fait la une des journaux en retirant le titre de champion d'Afrique au Sénégal, acquis lors d'une finale chaotique, pour le remettre au Maroc. Deux mois après l'événement controversé, la fédération sénégalaise a dénoncé une décision qualifiée d'"inique" et a prévu de faire appel.
Dans un communiqué diffusé mardi, la CAF a annoncé que le Sénégal était déclaré forfait lors de la finale, malgré une victoire initiale de 1-0 (après prolongation) pour les Lions de la Teranga, le résultat ayant été modifié pour devenir 3-0 en faveur du Maroc.
Dénonçant cette décision comme "sans précédent et inacceptable", la fédération sénégalaise a exprimé son intention d'intenter un recours devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) à Lausanne, en Suisse, "dans les plus brefs délais".
La polémique a enflammé les réseaux sociaux, le défenseur sénégalais Moussa Niakhaté, évoluant à l'Olympique lyonnais, partageant sur Instagram une photo de lui avec le trophée, accompagnée du commentaire : "venez les chercher ! ils sont fous eux !" Ce geste a été rapidement imitée par d'autres membres de l'équipe.
Rappelons que pendant la finale, plusieurs joueurs sénégalais avaient temporairement quitté le terrain pour protester contre une décision arbitrale controversée, alors qu'un penalty controversé avait été accordé au Maroc dans les dernières minutes. Cette situation avait conduit à un laps de temps chaotique où des supporters sénégalais avaient manifesté leur mécontentement.
Au final, malgré une prolongation où le Sénégal parvenait à marquer par l'intermédiaire de Pape Gueye, la CAF fondait sa décision sur les articles 82 et 84 de son règlement, stipulant que si une équipe refuse de jouer, elle est considérée comme perdante.
Dans son communiqué, la fédération marocaine a pris acte de cette décision, précisant que sa demande n'était pas une contestation des performances des équipes, mais un appel à faire respecter le règlement. Une source proche de la fédération marocaine a rappelé que cette situation n'était pas inédite, citant le cas de l'Espérance de Tunis, qui avait été déclarée championne de la Ligue des Champions de la CAF après un incident similaire en 2019.
En janvier, bien que le résultat de la finale soit resté inchangé, la CAF avait infligé des sanctions financières aux fédérations des deux pays en raison de comportements jugés antisportifs.
En outre, le procès en appel de 18 supporters sénégalais, emprisonnés pour des actes de hooliganisme durant la finale, a été reporté au 30 mars.







