Le 14 mars, plus de 1300 personnes ont répondu à l’appel de diverses organisations à Bordeaux pour manifester contre le racisme et le fascisme. L’événement a eu lieu à la veille du premier tour des élections municipales, attirant une foule composé d'enfants, de retraités, d'étudiants et d'actifs. Parmi les participants, le maire Pierre Hurmic a été présent sans chercher à se mettre en avant.
Les manifestants arboraient des drapeaux de plusieurs associations, dont l’ASTI et La Cimade, ainsi que de syndicats comme la CGT et la FSU. Des partis politiques comme La France Insoumise (LFI) étaient également bien représentés. La place de la Bourse, où la manifestation s'est tenue, s'est transformée en un kaléidoscope de couleurs, exprimant une solidarité forte contre toutes formes de haine.
Un cri de ralliement contre l'extrême droite
Bien que les discours n'aient pas mentionné explicitement de partis, l’aversion envers le Rassemblement National (RN) était palpable, plusieurs pancartes portant des messages critiques à l'égard de Marine Le Pen. Des slogans comme "Les violences policières ne sont pas une solution" et "Être étranger n’est pas un délit" ont fortement résonné dans la manifestation, comme l'a rapporté France Info.
Les manifestants ont également exprimé leur soutien à l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie, ajoutant des revendications contre les centres de rétention administrative et autres formes de discrimination. Les chants tels que "Nous sommes tous des enfants d’immigrés" ont résonné, tout comme le célèbre slogan antifasciste des années 1920, "Siamo tutti antifascisti".
Myriam Eckert, une figure emblématique des Gilets jaunes et conseillère municipale, a mobilisé son propre groupe, affichant un message provocateur : "Tout le monde déteste la police". Ce cortège, bien qu'indépendant, était encadré par la police nationale, reflétant la volonté de maintenir un climat pacifique durant cette journée symbolique.







