Les candidats au premier tour des élections municipales à Évry-Courcouronnes placent l'éducation et la jeunesse au cœur de leur programme. Mais quelles sont leurs propositions concrètes ?
Selon les données de l’Insee, Évry-Courcouronnes est une ville marquée par sa jeunesse, avec 22,1 % de sa population âgée de moins de 14 ans et 23,5 % de 15 à 29 ans. Ces chiffres se situent au-dessus de la moyenne essonnienne.
Face à cette réalité, les quatre listes candidates traduisent leur engagement en faveur des jeunes dans leurs programmes. Quelles solutions concrètes proposent-ils ?
Débat sur la cantine scolaire
Concernant la petite enfance, Julien Monier, représentant de la liste « Évry-Courcouronnes - plus Juste, pour Tous », et Farida Amrani (LFI) avec son initiative « Changeons Évry-Courcouronnes », envisagent de garantir la présence d'un Atsem par classe de maternelle d'ici leur mandat.
Ils proposent également d'élargir le dispositif de la cantine à un euro pour certaines tranches du quotient familial, avec l'objectif d'introduire une gratuité progressive de ce service. Monier envisage de réduire le tarif de 20 à 25 % pour toutes les familles, tandis qu'Amrani souligne l'importance de sa mesure.
Stéphane Beaudet, candidat à la réélection, critique cette approche, la jugeant coûteuse. Selon lui, investir dans une cuisine centrale représenterait un coût de 25 millions d'euros, équivalent à la rénovation de plusieurs établissements scolaires et gymnases.
Beaudet projette également de soutenir les assistantes maternelles et de rénover des écoles, tout en mettant en place un « passe découverte » pour aider les enfants à assister à des événements culturels locaux.
Freddy Nsonde, le dernier candidat à s'être fait connaître, souhaite bâtir une crèche en centre-ville et ouvrir une nouvelle école pour alléger la charge des établissements existants. Sa liste, « Évry-Courcouronnes pour tous », envisage également l'acquisition de bus scolaires pour faciliter les transports.
Un « coup de pouce » pour l’emploi
La question de l'emploi des jeunes est également cruciale. Julien Monier souhaite relancer le BAFA citoyen, entièrement financé par la municipalité, afin de former des animateurs. À Évry, le taux de chômage chez les 15-24 ans étant alarmant à 39 %, il propose aussi la création d'un service municipal pour aider les jeunes sans réseau à trouver un stage ou une alternance.
Cette préoccupation est partagée par Freddy Nsondé, qui envisage l'établissement d'une cellule dédiée à l’insertion des jeunes. Il espère également renforcer les jumelages avec des villes internationales pour permettre des séjours éducatifs.
De son côté, Stéphane Beaudet veut inclure des mesures d'accompagnement à l'emploi dans un dispositif global, tout en renforçant la prévention des tensions entre les quartiers. Il prévoit, en outre, la création de deux nouveaux espaces jeunesse.
Farida Amrani propose un programme ambitieux pour la jeunesse, avec l'intention de renforcer les structures d'accueil dans les maisons de quartier, d'organiser des séjours interquartiers pour limiter les rixes, et de créer un village vacances chaque été, équipé d'activités sportives et de loisirs en plein cœur de la ville.







