Campagne électorale en pleine effervescence à Paris avant le premier tour

Paris s'embrase pour les municipales avec une série de meetings et de débats imminents.
Campagne électorale en pleine effervescence à Paris avant le premier tour
©Ludovic MARIN, AFP - Une femme passe devant un panneau électoral avec les candidats à la mairie de Paris, le 9 mars 2026, à Paris

Les meetings se multiplient et une cinquantaine de débats télévisés sont prévus d'ici mercredi. Les candidats aux municipales se mobilisent intensément dans cette ultime semaine de campagne avant le premier tour, bénéficiant parfois de l'appui de figures nationales comme Jean-Luc Mélenchon.

À Paris, en l'absence de débat télévisé - que Rachida Dati, candidate des Républicains, refuse par crainte d'une confrontation dure - les candidats préfèrent s'affronter à distance.

Sophia Chikirou, candidate de La France Insoumise (LFI), promet de compliquer les ambitions du socialiste Emmanuel Grégoire, espérant franchir le seuil des 10% en vue de se maintenir au second tour lors d'un meeting prévu lundi soir à la Mutualité dans le Ve arrondissement, avec l'appui de Mélenchon.

Simultanément, Sarah Knafo, représentante de l'extrême droite, tiendra un meeting au Dôme de Paris dans le XVe. Avec des sondages lui accordant entre 11 et 13,5%, elle fait pression sur Dati pour un rapprochement de leurs listes pour le second tour, affirmant dans un entretien au Figaro : "Sans union, la droite perd".

Cependant, cette proposition est rejetée par Rachida Dati, qui s'est montrée irritée par le refus de Pierre-Yves Bournazel (Horizons), estimé autour de 11-12%, de faire alliance au second tour. Elle a déclaré sur Franceinfo que sa liste est un rassemblement "de toutes les sensibilités, de la droite la plus affirmée au centre".

En dehors de Mélenchon, d'autres figures de la gauche sont également attendues pour soutenir leurs candidats respectifs ce lundi.

Le premier secrétaire du Parti Socialiste, Olivier Faure, la cheffe des écologistes, Marine Tondelier, et l'ex-député insoumis François Ruffin (Debout !) se rassemblent à Amiens pour soutenir le candidat socialiste Frédéric Fauvet, qui espère renverser le centriste sortant Hubert de Jenlis.

La campagne prend une tournure de plus en plus intense, France Télévisions annonçant l'organisation d'une cinquantaine de débats sur ses antennes locales d'ici mercredi soir.

- Un fort intérêt pour les enjeux locaux -

Bien que la campagne soit quelque peu assombrie par la guerre au Moyen-Orient, les sondages montrent un vif intérêt pour les préoccupations locales, avec une participation attendue de 63% selon l'institut OpinionWay pour Les Echos et Radio Classique.

Ce chiffre représenterait une augmentation significative de 20 points par rapport à 2020, une année marquée par le Covid qui avait vu une participation réduite, surtout parmi les électeurs âgés, traditionnellement plus en faveur de la droite.

Malgré les efforts de certains partis, comme le Rassemblement National (RN) et LFI, pour nationaliser le débat afin de préparer le match présidentiel de 2027, les résultats d'enquête indiquent la prédominance des enjeux locaux.

Une étude Ipsos-BVA-Cesi réalisée pour le Cevipof, la fondation Jean-Jaurès et Le Monde révèle que 76% des interrogés se basent sur des enjeux locaux, tandis que 61% souhaitent le maintien de leur maire actuel.

Sur le plan national, le débat le plus animé, avec l'ombre de l'élection présidentielle, concerne les alliances au second tour, notamment entre LFI et les autres partis de gauche, d'une part, et le RN et LR de l'autre.

Jordan Bardella, président du RN, a déclaré sur BFMTV/RMC qu'il ne fermes pas la porte à des alliances avec Les Républicains pour "faire barrage à des candidats arrogants de LFI". Le seuil de 10% des voix, crucial pour se maintenir au second tour, est scruté de près.

Selon Ipsos-BVA-Cesi, 38% des sympathisants de droite et d'extrême droite sont pour une fusion des listes, quel que soit le résultat du premier tour, ce chiffre grimpant à 21% si cela permet de contrer une liste de gauche et à 20% contre une liste LFI. D'autre part, 36% des sympathisants de gauche se déclarent favorables à une fusion des listes de gauche quelle que soit la situation, cette proportion atteignant 33% pour éviter la victoire d'une liste d'extrême droite ou de droite.

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