Le président du Rassemblement national (RN), Jordan Bardella, a exprimé son désaccord avec la proposition de La France Insoumise (LFI) visant à geler les prix de l'énergie durant les périodes de crise. "Je ne suis pas pour le gel des prix. Nous sommes dans une économie de marché ouverte", a-t-il déclaré.
"Les modèles économiques qui adoptent des mesures communistes, comme celles de LFI, se trouvent souvent dans des pays comme le Venezuela ou Cuba, engendrant une inflation irrationnelle qui pénalise toujours les classes populaires", a ajouté Bardella.
Face à la menace d'une hausse des prix énergétiques, la députée LFI, Aurélie Trouvé, a déposé une proposition de loi le 6 mars pour permettre un "blocage temporaire des prix de l'énergie" pendant une crise. Ce texte stipule que les prix de vente des carburants, du gaz et de l'électricité pour les consommateurs soient "gelés ou plafonnés" pour une durée maximale de trois mois.
Une stratégie basée sur la fiscalité
Jordan Bardella a souligné qu'en économie de marché, il est essentiel d'agir sur la fiscalité et d'explorer les réserves achetées à des coûts antérieurs plus bas. "Ces mesures sont celles que je propose", a-t-il précisé.
Lors d'une rencontre à Matignon avec d'autres leaders politiques, il a exprimé son désir de discuter de ses propositions avec le Premier ministre. Parallèlement, Marine Le Pen, cheffe des députés RN, a suggéré une baisse des taxes pour compenser l'augmentation des prix, une idée jugée "inconcevable" par Maud Bregeon, ministre déléguée à l'Énergie, craignant un déficit budgétaire de près de 20 milliards d'euros.
Malgré ces objections, Bardella a renouvelé son appel pour une mesure de réduction fiscale afin de "neutraliser la hausse" actuelle du prix du pétrole. "Ce que l'État capte en surplus doit être reversé à nos compatriotes", a-t-il insisté sur BFMTV-RMC, plaidant pour une baisse des taxes.







