Ce vendredi 6 mars au soir, quatre personnes ont été appréhendées après avoir perturbé un meeting électoral du maire LFI Patrick Proisy à Faches-Thumesnil. Selon le procureur Samuel Finielz, ces individus sont en cours de défèrement et pourraient être mis en examen.
Les quatre suspects, dont trois hommes et une femme, sont nés entre 1986 et 2003. Ils sont attendus devant le tribunal le 26 août, accusés de violences aggravées, participation à un groupement en vue de préparer des violences, dégradations de biens, et complicité.
En début de soirée, environ quinze individus ont pénétré dans la salle où se tenait le meeting du maire sortant. Une partie d'entre eux a été retenue à l'extérieur par les agents de sécurité. Armés de pancartes avec des slogans tels que "Nouvelle droite" et "LFI hors de nos mairies", les perturbateurs ont lancé des projectiles, y compris de la peinture rouge et de la farine, devant l'estrade.
Après avoir quitté les lieux, quatre personnes ont été rapidement interpellées par la police et mises en garde à vue. Un contrôle judiciaire a été demandé pour interdire à ces individus de communiquer avec les victimes, de participer à des réunions publiques organisées par LFI, et de manifester dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais jusqu’à la fin des élections municipales.
Patrick Proisy enfariné
Le maire, Patrick Proisy, qui a témoigné avoir été enfariné durant ces événements, a annoncé son intention de porter plainte. Sur son compte X, Jean-Luc Mélenchon, leader de LFI, a dénoncé les "quinze néonazis cagoulés" responsables des troubles, tout en saluant l'intervention des membres du service d'ordre Insoumis qui ont su protéger les participants sans recourir à la violence.
Dans le même ordre d’idées, le député LFI Aurélien Le Coq a qualifié ces événements de "nouvelle étape de la bascule fasciste". Ces préoccupations montrent l'importance de la sécurité lors des réunions publiques en période électorale, et la nécessité d'un dialogue constructif loin des tensions.







