Alors qu'elle s'apprête à quitter l'Hôtel de Ville après douze années à la tête de Paris, Anne Hidalgo a accordé une interview à plusieurs médias, dont Sud Ouest, pour discuter de son bilan et des enjeux de la gauche.
Après un parcours de vingt-cinq ans en politique parisienne, dont treize en tant que première adjointe et douze comme maire, Hidalgo a exprimé sa sérénité à l'approche de ce changement. "Je me suis préparée, j'ai des projets, je pars avec sérénité", a-t-elle affirmé, soulignant son sentiment de travail accompli.
Fière de ses réalisations, elle a mentionné les progrès dans la transformation urbaine et écologique de Paris, mettant en avant la création de logements, l'aménagement de pistes cyclables et la baisse de la pollution. "Les Jeux Olympiques sont un autre domaine où Paris a excellé", a-t-elle ajouté.
Interrogée sur ses regrets, elle a admis que la digitalisation des services municipaux n'était pas suffisamment avancée : "Il faut améliorer nos outils numériques pour les employés de la Ville".
Face aux critiques de ses opposants concernant la propreté de Paris, Hidalgo a défendu son bilan sur ce point, citant des améliorations significatives depuis l'organisation des JO, et évoqué la nécessité d'une responsabilité partagée entre la municipalité et les citoyens.
Concernant la critique de la dette municipale, elle a déclaré : "J'assume nos emprunts pour investir dans l'avenir de la ville." Elle a également affirmé que la gestion financière de Paris était reconnue et bien notée par les agences de notation.
Quand au futur de Paris, elle a insisté sur l'importance de construire davantage de logements sociaux pour les classes moyennes, afin d'éviter l'exode des habitants : "Près de 700 000 Parisiens vivent dans le parc social, et nous avons réalisé des avancées dans l'encadrement des loyers."
Hidalgo n’a pas manqué de commenter la campagne municipale actuelle, soulignant les dangers potentiels d’une victoire de l’extrême droite en 2027. "Cette situation est préoccupante pour la démocratie", a-t-elle expliqué.
Sur la stratégie politique de gauche, elle a critiqué les décisions des Insoumis pour leur impact sur la gauche traditionnelle et a exprimé sa volonté de continuer le combat climatique sur la scène internationale après son mandat.
Dans cette période de transition, Hidalgo se montre confiante en l'avenir et prête à défendre ses convictions.







