Lors de son passage sur BFMTV mercredi, Marine Le Pen a abordé son procès en cours et ses futures ambitions électorales. La députée du Pas-de-Calais a été très claire : si elle est contrainte de porter un bracelet électronique à la suite d'une condamnation, elle ne participera pas à la campagne pour les élections présidentielles de 2027.
« On ne peut pas faire campagne dans ces conditions », a-t-elle déclaré, soulignant les défis que cela impliquerait pour sa capacité à rencontrer ses électeurs. Elle s'interroge même : « Enfin, vous pouvez faire campagne sans aller le soir rencontrer vos électeurs dans des meetings ? Cela constituerait une entrave à ma candidature ».
Le 7 juillet, le verdict de la cour d'appel de Paris sera rendu dans le cadre de l'affaire concernant les assistants des eurodéputés RN. Le Pen, qui avait déjà été condamnée à deux ans de port de bracelet électronique et cinq ans d'inéligibilité, s'inquiète des conséquences d'une telle décision sur sa carrière politique.
« Je sais très bien que la décision de cette candidature ne dépend pas de moi. Elle dépend aujourd'hui de trois magistrats qui décideront si oui ou non, les millions de Français qui veulent voter pour moi pourront le faire ou pas », a-t-elle affirmé avec une certaine inquiétude.
Dans le cas où elle ne pourrait pas se présenter, Le Pen a fait savoir qu'elle n'exercerait aucune tutelle sur son successeur, Jordan Bardella. « Si je ne peux pas être candidate et qu'il est donc candidat, c'est lui qui déterminera à quel niveau il a besoin de ma présence, de mes conseils », a-t-elle précisé. Elle a ajouté que Bardella est un homme libre et qu'il n'a jamais été sous sa tutelle.
Sur d'autres sujets, Le Pen a critiqué la réaction du président Emmanuel Macron face aux commentaires de Giorgia Meloni, Première ministre italienne, sur l'homicide d'un militant d'extrême droite : « Je considère que la réaction est disproportionnée et brutale ». Elle a également évoqué le besoin d'une diplomatie respectueuse, notamment après que l'ambassadeur américain a été critiqué pour son absence à une convocation du ministère des Affaires étrangères.
Dans ce contexte politique incertain, les enjeux pour Marine Le Pen se font de plus en plus pressants, et elle ne cache pas ses préoccupations quant à l'impact de son procès sur sa carrière politique future.







