Qui est vraiment Charles Kushner, l'ambassadeur des États-Unis en France qui décline systématiquement les convocations du ministre des Affaires étrangères ? Convoqué à plusieurs reprises au Quai d'Orsay, il n'a pas honoré sa dernière invitation, soulevant des questions sur son rôle diplomatique et ses opinions sur la France. France Télévisions a mené l'enquête.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Loin des conventions diplomatiques habituelles, Charles Kushner, proche de Donald Trump, incarne un style atypique. Bien qu'il soit l'ambassadeur des États-Unis à Paris, il avoue ne pas posséder une grande connaissance des subtilités culturelles françaises : "Je ne connais pas grand-chose à l'art ou au vin français, mais j'ai le sens des affaires".
Son bureau résonne à l'écho des visites de nombreux dirigeants d'entreprises telles que Sanofi, Thales ou TotalEnergies. Avant de devenir ambassadeur, Kushner était un homme d'affaires multimilliardaire. D'ailleurs, les figures politiques françaises viennent souvent à lui, cherchant à comprendre ses opinions directes sur le pays.
Un franc-parler qui séduit certains élus
Le député Bruno Fuchs témoigne : "C'est quelqu'un de très direct. Il dit que les Français ne travaillent pas assez, avançant que dès 17 heures, on les retrouve dans les rues ou dans les bistrots pour se consacrer à leurs loisirs. Il nous exhorte donc à travailler davantage". Son franc-parler ne déplait pas à d'autres élus, comme Michel Guiniot, député RN de l'Oise, qui confie : "Il est droit dans ses bottes et fort dans ses convictions. On ne peut pas reprocher à quelqu'un d'aimer son pays".
Cependant, ses prises de position sur la politique française suscitent des débats. En août dernier, il a critiqué Emmanuel Macron pour son manque d'actions contre l'antisémitisme. En parallèle, la semaine dernière, le consulat américain a évoqué le décès de Quentin Deranque, un militant identitaire, ce qui a également conduit à sa convocation au ministère des Affaires étrangères – qu'il a une fois de plus ignorée.







