À l’arrivée de la nouvelle municipalité en fin d’année 2023, Saint-Jory a hérité d’un ensemble complexe de projets immobiliers lancés par l’ancien conseil. Près de 1 500 logements avaient été approuvés mais n’avaient pas encore vu le jour. Léquipe actuelle a depuis réussi à annulé 1 041 de ces projets, mais certains demeurent encore en litige.
Dans ce contexte, un chantier de 26 logements, à proximité du collège, a récemment repris son cours. Le permis de construire avait été octroyé en 2021 par l’ancien maire, actuellement sous le coup d’une mise en examen pour corruption, ainsi qu’un promoteur impliqué dans la même affaire. Ce projet concerne un terrain initialement réservé aux équipements publics.
Face à ce relancement, le maire Victor Denouvion a pris la décision de suspendre le chantier. Cette mesure s’inscrit dans une approche plus large initiée en novembre dernier, lors de laquelle il a interpellé le Premier ministre sur les impacts des scandales de corruption liés à l’urbanisme local. Denouvion souligne que bien que le droit ne prévoit pas la suspension automatique d’un permis en cas d’enquête pénale, les municipalités évaluent les doutes sérieux qui pourraient justifier une action.
Selon le maire, des correspondances émanant du président de la Métropole et du préfet avaient déjà soulevé des questions sur la légalité de ce permis. La commune est prête à utiliser tous les moyens juridiques pour préserver ses intérêts. "Nous avons été élus en 2023 avec la mission de rétablir l’intégrité de la commune et de mettre fin aux pratiques du passé", a-t-il déclaré. Sa détermination fait écho aux souhaits des Saint-Joryens qui aspirent à un urbanisme responsable et transparent.







