Les élections municipales se tiendront les 15 et 22 mars prochain. Hénin-Beaumont, une ville de 25 600 habitants dans le Pas-de-Calais, sera au cœur des débats. Actuellement dirigée par Steeve Briois du Rassemblement National depuis 2014, la ville se prépare à une campagne électorale d'importance.
Steeve Briois, maire sortant, aspire à un troisième mandat après avoir été réélu dès le premier tour en 2020 avec 74% des voix. Lors d’un récent échange avec des électeurs sur le marché local, il s'est montré confiant : "Je n'ai pas d'inquiétude particulière". Son mandat a été marqué par un investissement de 77 millions d'euros dans les infrastructures comme la piscine municipale et la salle des fêtes.
Alors que Steeve Briois met en avant son bilan, il devra faire face à deux adversaires notables : Inès Taourit et Houari Benhadja. Inès Taourit, 32 ans, est conseillère municipale d'opposition et candidate sur une liste d'ouverture citoyenne. Elle espère mobiliser les électeurs en critiquant le maire actuel : "Steeve Briois a délaissé une partie de la ville", déclare-t-elle, proposant notamment l'ouverture de postes de police et le recrutement de médiateurs sociaux. Néanmoins, elle se distancie de Marine Tondelier, autre figure politique du département, affirmant : "Je ne reprends pas son flambeau".
De son côté, Houari Benhadja, 38 ans, intermittent du spectacle, se lance dans la politique pour la première fois sous la bannière de La France Insoumise. Ancien militant socialiste, il prône une réforme de la cantine scolaire, souhaitant la rendre gratuite et de meilleure qualité pour les enfants. Cependant, il peine à former sa liste de candidats.
Les enjeux de cette élection sont cruciaux pour l’avenir de Hénin-Beaumont, avec des projets de constructions, de rénovations et de sécurité publique en tête des préoccupations des habitants. Le résultat du scrutin pourrait marquer un tournant dans la politique locale, incitant chaque candidat à définir des mesures concrètes pour répondre aux attentes des électeurs.







