« Je suis venu chercher de l'espoir, je l'ai trouvé ici », a déclaré avec conviction Jean Morel, fondateur de Grünt, devant un public passionné. Ce rendez-vous a eu lieu au Bien public, un nouveau lieu culturel emblématique de la rive droite bordelaise, dans le quartier du Belvédère. La soirée a vu plusieurs rappeurs émergents se produire, accompagnés de discours d'associations et d'intervenants du milieu culturel insultant une même inquiétude face à l'ascension du Rassemblement national.
Patrick Duval, directeur du Rocher de Palmer, a souligné : « Au Rocher, nous mettons en avant des musiques du monde, célébrant nos diversités. Cela représente tout ce que l'extrême droite rejette. » Un sentiment partagé parmi les acteurs locaux, inquiets d'un éventuel recul des subventions en cas de victoire du RN aux élections.
Le rap, toujours à la pointe du combat ?
Pour cette occasion, Grünt a invité des artistes montants du rap français tels que GAL, Tisma et Zinée. Marius, étudiant présent dans l’audience, témoigne : « Les artistes d'il y a dix ans étaient plus engagés contre le Front national. Même si certains continuent, ils se font plus rares. »
Jean Morel reste optimiste : « On entend souvent que le rap n'est plus politique, mais c'est faux. C'est l'un des derniers espaces véritablement opposés au RN. Des artistes comme Ino Casablanca en sont la preuve. » Ainsi, le rap bordelais se présente comme un bastion de résistance culturelle, reflet d'un engagement collectif face aux défis politiques actuels.







