Mercredi dernier, un homme de 35 ans originaire de Guyane a semé l'effroi dans un bus de la RATP, situé dans le 13e arrondissement de Paris. Il a été neutralisé par la police après avoir menacé un chauffeur avec un couteau. Tragiquement, il est décédé ce samedi des suites de ses blessures, selon des sources proches de l'enquête rapportées par l'AFP.
Les événements se sont déroulés peu avant 17 heures lorsque Helmut P. a monté à bord d’un bus à l’arrêt Gobelins. Selon la préfecture de police de Paris, il a rapidement commencé à importuner les passagers, poussant certains à quitter le véhicule, tandis que le conducteur se protégeait derrière une vitre anti-agression.
Un passager a tenté d'intervenir, ce qui a déclenché la réaction de Helmut, qui a sorti un couteau de son sac et l'a poursuivi sur le trottoir. Face à son comportement menaçant, un équipage de police est intervenu. Selon un représentant de la préfecture, «un policier a d'abord utilisé un pistolet à impulsion électrique, mais cela n’a eu aucun effet». Un autre agent a alors fait usage de son arme, touchant Helmut à l'abdomen.
La scène, filmée par un témoin depuis un autre bus, montre un policier tentant de neutraliser l'assaillant. Bien que la situation ait été potentiellement tragique, il est à noter qu'aucun passager, le chauffeur ou les policiers n'ont été blessés au cours de cet incident.
Deux enquêtes ont été ouvertes à la suite de cet événement. La première vise à établir les circonstances de la «tentative de meurtre sur personne dépositaire de l'autorité publique», sous la responsabilité du 3e district de la police judiciaire, tandis que la seconde enquête, confiée à l'IGPN, portera sur «les violences volontaires avec arme par personne dépositaire de l'autorité publique».
Ce tragique incident soulève de sérieuses questions sur la sécurité des agents des services publics ainsi que sur la gestion des crises potentielles. D'aucuns, comme l'expert en sécurité Christophe Castaner, estiment qu'il est essentiel de renforcer les protocoles d'intervention. (Le Monde) souligne également l'importance d'améliorer la formation des forces de l'ordre dans de telles situations.







