La cour d'appel de Paris s'est penchée sur le procès en appel des assistants de députés du Rassemblement National (RN) cette semaine, un événement qui pourrait avoir des répercussions significatives sur la carrière politique de Marine Le Pen, actuellement inéligible pour la présidentielle de 2027.
Au cours d'une audience où le Parlement européen est partie civile, son directeur général des finances, Didier Klethi, a été interrogé pendant près de six heures. Il a affirmé que le Parlement avait été la victime d'un système dans lequel certains assistants de députés du RN auraient travaillé exclusivement pour le parti, contredisant ainsi les règles établies pour l'utilisation des fonds alloués aux assistants parlementaires.
Marine Le Pen, se défendant, a soutenu qu'elle n'avait jamais eu l'intention de commettre un délit, pointant une prétendue défaillance de l'administration du Parlement qui n'aurait pas respecté son "rôle d'alerte" sur les contrats litigieux.
Le procès se concentre sur des allégations selon lesquelles entre 2004 et 2016, des fonds destinés aux assistants parlementaires ont été détournés pour soutenir le fonctionnement du RN, un fait qui a été mis en lumière grâce à des enquêtes approfondies. Le Monde rapporte également que des vérifications ont été initiées en raison de la présence d'un organigramme du RN dans un , qui a suscité des interrogations sur le travail réel des assistants.
Klethi a plaidé en faveur de la clarté des règles énoncées pour l'emploi des assistants. "L'activité politique est autorisée, mais elle ne doit pas interférer avec les heures de travail", a-t-il déclaré, soulignant l'importance de respecter les normes établies pour éviter toute confusion.
Les experts juridiques notent l'importance de cette affaire en raison de ses implications potentielles sur la légitimité de l'administration des fonds publics et le fonctionnement des institutions européennes. Selon un commentateur politique de France Info, cette affaire pourrait redéfinir la manière dont les fonds sont gérés dans les institutions européennes à l'avenir.
Les débats se poursuivront lors de la prochaine audience, prévue pour lundi, avec des enjeux qui vont au-delà du simple cadre juridique, touchant à la crédibilité politique des partis concernés.







