Le 15 janvier dernier, trois militants du mouvement écologiste Extinction Rebellion ont été jugés à Angers pour des faits de vol en réunion. Leur action, qui a eu lieu entre le 22 et le 23 novembre 2024, a consisté à retirer plusieurs affiches publicitaires des panneaux JCDecaux sur le boulevard Foch.
Ce soir-là, dans le cadre de l'opération baptisée "Nuit blanche, Angers sans publicité", les activistes ont également fait preuve de créativité en affichant le slogan choc : On n’en peut pub
. Selon des témoignages recueillis sur place, la salle du tribunal était pleine à craquer, témoignant du soutien massif dont bénéficient ces militants dans la ville
À travers cette action, ils ont revendiqué le retrait d'environ 500 affiches publicitaires dans l'agglomération angevine. Cette initiative s'inscrit dans une série d'opérations de désobéissance civile pour alerter sur l'urgence climatique. Selon une étude commandée par le Ministère de l'Écologie, 74% des Français soutiennent des actions pacifiques pour défendre l'environnement.
Comme l’a déclaré Amélie, une jeune militante présente lors de l’audience : Nous ne volons pas pour nous enrichir, mais pour éveiller les consciences sur la pollution visuelle.
Les actions d'Extinction Rebellion ont suscité des réactions diverses, allant du soutien populaire à la critique de la méthode.
Le verdict est attendu dans quelques semaines, mais cette affaire met en lumière le défi croissant entre le droit à la libre expression et les actions nécessaires pour lutter contre une crise écologique de plus en plus pressante. Selon Le Monde, l'impact de telles actions pourrait redéfinir le débat public autour des enjeux environnementaux.







