Le Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) a déclaré qu'il ne participera pas à la réunion prévue par Emmanuel Macron, qui se tiendra le 16 janvier à Paris. Cette rencontre vise à discuter de l'avenir institutionnel de l'archipel, suite à l'accord controversé de Bougival, signé en juillet 2025.
« Nous ressentons que Paris ne prend pas en compte nos préoccupations et n'écoute que le rapport de force. Le gouvernement tente de nous enfermer dans un cadre qui ne correspond pas à nos aspirations, et nous ne pouvons pas l'accepter », a commenté Christian Tein, président du FLNKS, lors d'une conférence de presse à Nouméa.
Emmanuel Macron, dans une lettre adressée aux élus calédoniens en décembre, avait évoqué l'importance de relancer le dialogue sur l'avenir de la Nouvelle-Calédonie. L'accord de Bougival, qui stipule la création d'un État de la Nouvelle-Calédonie inscrit dans la Constitution française, a été rejeté par le FLNKS dès son annonce en août.
Malgré un soutien majoritaire du paysage politique calédonien, plusieurs acteurs estiment qu'il est crucial d'amender le texte pour qu'un consensus soit atteint. La ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, avait proposé d'organiser une consultation citoyenne anticipée en mars 2026, un plan qui a suscité des doutes, même parmi ceux qui soutiennent l'accord.
L'absence de consensus a été renforcée par la réunion récente du Congrès calédonien, qui a noté 19 voix pour, 14 contre et 19 abstentions. Le Parti socialiste a également demandé la suspension de cette consultation, révélant ainsi un profond désaccord parmi les acteurs politiques.
Le climat de tension est exacerbé par les événements tragiques survenus au printemps 2024, où des violences ont fait 14 morts, aggravant une situation économique déjà précaire. Les experts soulignent l'urgence de trouver une solution pacifique pour éviter une nouvelle escalade de la violence et garantir un avenir stable pour la Nouvelle-Calédonie.







