La dernière intervention du député Carlos Martens Bilongo, membre de La France Insoumise (LFI), a fait vibrer les cordes sensibles du débat public en France. En effet, lors d'une émission intitulée «La librairie Africaine», il a établi un lien controversé entre racisme et pauvreté intellectuelle dans le nord de la France.
Il a souligné l'importance des tirailleurs sénégalais et autres soldats d'origine africaine dans la libération de la France pendant la Seconde Guerre mondiale. Répondant à une affirmation selon laquelle les Français méconnaissent leur histoire, Bilongo a déclaré : «Le raciste est très bête», tout en ajoutant que «dans les territoires où règne une pauvreté intellectuelle, les racistes sont plus visibles».
Ces propos n'ont pas tardé à susciter une réaction vive, notamment de la part de Xavier Bertrand, président de la région des Hauts-de-France, qui a dénoncé ce qu'il considère comme un mépris à l'égard des habitants du nord. «Nous n’avons aucune leçon à recevoir d’eux», a-t-il affirmé, en accusant Bilongo de diviser la population pour alimenter des tensions inutiles.
Le député du Rassemblement National, Sébastien Chenu, a également exprimé son indignation, affirmant que le nord de la France «produit chaque année soignants, avocats, entrepreneurs», et que les habitants méritent davantage de respect.
Ce n’est pas la première fois que Carlos Martens Bilongo se retrouve au cœur de la polémique. Il a récemment été critiqué pour des propos jugés sexistes à l'encontre de la ministre de la Culture Rachida Dati. À la suite des critiques, il avait dû présenter des excuses, reconnaissant l'impact de ses paroles sur les femmes en politique.
Cette série de déclarations questionne le rôle des politiques dans le discours public et soulève des interrogations sur la perception du racisme en France. Un expert en sciences sociales, Dr. Alain Dupont, souligne que de telles généralisations ne font qu'alimenter les stéréotypes et ne contribuent pas à un dialogue constructif sur la diversité et l'inclusion. «Il est impératif que nos élus soient des modèles d'éducation et de respect mutuel», affirme-t-il.
Alors que ces affaires jettent une ombre sur le débat public, elles incitent à réfléchir sur la responsabilité des élus dans la gestion des discours souvent clivants. La question demeure : comment aller au-delà des mots et construire une société véritablement inclusive et respectueuse de toutes ses diverses catégories d'habitants ?







