Les vœux présidentiels de la Saint-Sylvestre, tenus par Emmanuel Macron le 31 décembre 2025, n'ont pas rencontré l'engouement espéré parmi les citoyens français. Pourtant, Philippe Juvin, rapporteur général du budget, a choisi d'apporter son soutien au président, soulignant les enjeux politiques actuels. Lors de son intervention sur RTL, il a déclaré : "Soyons sérieux deux minutes." Juvin a mis en avant la complexité du paysage politique français, où Emmanuel Macron doit naviguer entre une assemblée sans majorité claire, une quasi-cohabitation et des alliances nécessaires avec la droite et le Parti socialiste.
Les critiques concernant son allocution ont été vives, certains estimant que le président n’avait rien de substantiel à apporter. Pour Juvin, ces critiques sont inadaptées au contexte actuel, où Macron doit composer avec une situation parlementaire difficile. "Il n'y a pas de budget. Dernière année de mandat…", a-t-il souligné avant de conclure que des vœux flamboyants n'étaient pas à prévoir. Au lieu de cela, le président a formulé des messages clés, comme la nécessité d'un accord budgétaire et le besoin d'une défense européenne renforcée.
Juvin a reconnu que, bien qu’il ne s’agisse pas d'un "grand soir de vœux", les propos du président étaient en ligne avec les attentes actuelles. Le député des Hauts-de-Seine a insisté sur l'urgence de parvenir à un accord budgétaire, un point crucial au début de cette nouvelle année. Il a précisé que plusieurs solutions peuvent être envisagées afin de sortir de l'impasse, comme un recours au 49.3 ou un budget établi par ordonnance, ce qui comporterait ses avantages et ses inconvénients.
L'appel à accélérer les discussions parlementaires prend tout son sens dans le contexte économique actuel, où la France doit faire face à des défis majeurs. Comme le souligne le site Le Monde, le paysage politique instable complique la tâche du gouvernement qui doit répondre aux attentes des Français. De l'avis d'experts, la capacité de Macron à instaurer un dialogue constructif pourrait déterminer l'efficacité de son dernier mandat et, par extension, influencer les prochaines élections présidentielles.







